{"id":349,"date":"2019-04-11T13:39:11","date_gmt":"2019-04-11T13:39:11","guid":{"rendered":"http:\/\/nfppb.ca\/fr\/?page_id=349"},"modified":"2023-11-15T15:46:25","modified_gmt":"2023-11-15T15:46:25","slug":"guide-du-citoyen-de-la-commission-de-protection-des-pratiques-agricoles-normales","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/nfppb.ca\/fr\/procedure-dappel\/guide-du-citoyen-de-la-commission-de-protection-des-pratiques-agricoles-normales\/","title":{"rendered":"Guide du citoyen de la commission de protection des pratiques agricoles normales"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/nfppb.ca\/application-process\/2022-guide-to-the-normal-farm-practices-protection-board\/\">English<\/a><\/p>\n<p><strong>Nota :<\/strong>\u00a0Veuillez prendre note que le pr\u00e9sent guide ne vise pas \u00e0 remplacer les conseils juridiques ni la repr\u00e9sentation par une avocate ou un avocat. Le minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales de l&#8217;Ontario n&#8217;assume aucune responsabilit\u00e9 quant \u00e0 l&#8217;issue d&#8217;une audience au cours de laquelle l&#8217;une des parties s&#8217;est appuy\u00e9e sur le pr\u00e9sent guide.<\/p>\n<h2><strong>Table des mati\u00e8res<\/strong><\/h2>\n<ol>\n<li><strong><a href=\"#introduction\">Introduction<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#traitement\">Traitement des litiges<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#demande\">Demande d&#8217;audience<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#avant\">Avant l&#8217;audience<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#audiences\">Audiences<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#ententes\">Ententes conclues pendant l&#8217;audience<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#apres\">Apr\u00e8s l&#8217;audience<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#conclusion\">Conclusion<\/a><\/strong><\/li>\n<li><strong><a href=\"#annexes\">Annexes<\/a><\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<h2><strong><a name=\"introduction\"><\/a>1. Introduction<\/strong><\/h2>\n<h3><strong>1.a. Objet<\/strong><\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sent guide aide les agriculteurs, les personnes vivant en milieu rural \u00e0 proximit\u00e9 d&#8217;exploitations agricoles et d&#8217;autres citoyens \u00e0 comprendre la\u00a0<em>Loi sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire<\/em>\u00a0(ci-apr\u00e8s appel\u00e9e la \u00ab Loi \u00bb), le r\u00f4le de la Commission de protection des pratiques agricoles normales (ci-apr\u00e8s appel\u00e9e la \u00ab Commission \u00bb) et la notion de \u00ab pratique agricole normale \u00bb. Il explique aussi comment le minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales de l&#8217;Ontario (MAAARO) et la Commission traitent les plaintes sur les pratiques agricoles.<\/p>\n<p>Veuillez prendre note que le pr\u00e9sent guide ne vise pas \u00e0 remplacer les conseils juridiques ni la repr\u00e9sentation par une avocate ou un avocat. Le minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales de l&#8217;Ontario n&#8217;assume aucune responsabilit\u00e9 quant \u00e0 l&#8217;issue d&#8217;une audience au cours de laquelle l&#8217;une des parties s&#8217;est appuy\u00e9e sur le pr\u00e9sent guide.<\/p>\n<h3><strong>1.b. La Loi sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire (la \u00ab Loi \u00bb)<\/strong><\/h3>\n<p>Des mesures l\u00e9gislatives visant \u00e0 prot\u00e9ger les agriculteurs contre les plaintes frivoles de nuisance sont en vigueur depuis le 15 d\u00e9cembre 1988, alors que la\u00a0<em>Loi sur la protection des pratiques agricoles<\/em>\u00a0\u00e9tait adopt\u00e9e. Cette derni\u00e8re prot\u00e9geait les agriculteurs contre les plaintes de nuisance d\u00e9pos\u00e9es par des personnes qui se sentaient l\u00e9s\u00e9es par l&#8217;odeur, le bruit ou la poussi\u00e8re. Cependant, cette protection s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e insuffisante \u00e0 mesure qu&#8217;augmentaient les demandes d&#8217;am\u00e9nagement dans les r\u00e9gions agricoles.<\/p>\n<p>La<em>\u00a0Loi de 1998 sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire a remplac\u00e9 la Loi sur la protection des pratiques agricoles.<\/em>\u00a0Elle prot\u00e8ge et favorise l&#8217;am\u00e9nagement et l&#8217;am\u00e9lioration des terres agricoles en vue de la production d&#8217;aliments, de fibres et d&#8217;autres produits agricoles et horticoles. Selon le pr\u00e9ambule de la Loi, l&#8217;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative \u00e9tait d&#8217;avis qu&#8217;il devenait de plus en plus difficile aux exploitants agricoles de produire efficacement ces produits en raison de l&#8217;inconfort et des inconv\u00e9nients que des r\u00e9sidents subissaient \u00e0 cause des exploitations agricoles adjacentes. La Loi a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie pour favoriser et prot\u00e9ger, dans les r\u00e9gions agricoles, les utilisations agricoles et les pratiques agricoles normales de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9quilibrer les besoins de la communaut\u00e9 agricole avec les int\u00e9r\u00eats de la province sur les plans de la sant\u00e9, de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&#8217;environnement.<\/p>\n<p>La Loi comprend deux grands p\u00f4les : protection des exploitations agricoles contre les plaintes de nuisance et protection contre les r\u00e8glements municipaux restrictifs.<\/p>\n<ol>\n<li>Plaintes de nuisance : Il y a sept motifs de plainte : odeurs, poussi\u00e8re, mouches, lumi\u00e8re, fum\u00e9e, bruits et vibrations. La Loi prot\u00e8ge les exploitations agricoles (voir section 1.d. [sauf indication contraire, les sections mentionn\u00e9es sont les sections du pr\u00e9sent guide]) contre les plaintes de nuisance d\u00e9coulant de l&#8217;une ou l&#8217;autre de ces perturbations, pourvu que la perturbation soit caus\u00e9e par une pratique agricole normale (voir section 1.e.).<\/li>\n<li>R\u00e8glements municipaux : Aux termes de la Loi, les agriculteurs qui estiment qu&#8217;un r\u00e8glement municipal limite une pratique agricole normale ex\u00e9cut\u00e9e dans le cadre d&#8217;une exploitation agricole peuvent demander \u00e0 la Commission de rendre une ordonnance soustrayant cette exploitation \u00e0 l&#8217;application du r\u00e8glement municipal.<\/li>\n<\/ol>\n<p>La Loi ne donne pas aux agriculteurs le droit de polluer l&#8217;environnement ou de contrevenir \u00e0 la Loi sur la protection de l&#8217;environnement, \u00e0 la Loi sur les pesticides, \u00e0 la Loi sur la protection et la promotion de la sant\u00e9 et \u00e0 la Loi sur les ressources en eau de l&#8217;Ontario.<\/p>\n<h3><strong>1.c. Commission de protection des pratiques agricoles normales (la \u00ab Commission \u00bb)<\/strong><\/h3>\n<p>La Commission de protection des pratiques agricoles normales (la \u00ab Commission \u00bb) a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e en vertu de la Loi pour r\u00e9gler les diff\u00e9rends concernant les exploitations agricoles et d\u00e9terminer ce qui constitue une pratique agricole normale. Dans l&#8217;ex\u00e9cution de cette fonction, la Commission s&#8217;emploie \u00e0 atteindre le but d\u00e9clar\u00e9 du l\u00e9gislateur, \u00e0 savoir \u00e9quilibrer les besoins de la communaut\u00e9 agricole avec les int\u00e9r\u00eats de la province sur les plans de la sant\u00e9, de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&#8217;environnement (pr\u00e9ambule de la Loi).<\/p>\n<p>La Commission se compose d&#8217;au moins cinq membres nomm\u00e9s par le ministre qui nomme \u00e9galement la pr\u00e9sidente ou le pr\u00e9sident ainsi que la vice-pr\u00e9sidente ou le vice-pr\u00e9sident. Le mandat des membres de la Commission est de deux ans et peut \u00eatre renouvel\u00e9 une fois. Les membres comprennent des agriculteurs de partout en Ontario, qui pratiquent diff\u00e9rents types d&#8217;agriculture. La pr\u00e9sidente ou le pr\u00e9sident et la vice-pr\u00e9sidente ou le vice-pr\u00e9sident sont habituellement des avocats qui s&#8217;occupent notamment de questions agricoles. Les audiences sont dirig\u00e9es par des panels de trois membres, pr\u00e9sid\u00e9s par la pr\u00e9sidente ou le pr\u00e9sident ou par la vice-pr\u00e9sidente ou le vice-pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>La Commission tente de tenir ses audiences dans les comt\u00e9s ou les r\u00e9gions d&#8217;o\u00f9 proviennent les plaintes. Pour \u00e9viter les conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats, les membres des panels charg\u00e9s de tenir les audiences sont toujours choisis dans des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es de celle d&#8217;o\u00f9 la plainte provient.<\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions de la Commission doivent \u00eatre conformes aux directives, lignes directrices ou \u00e9nonc\u00e9s de principes publi\u00e9s par le ministre de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales relativement aux exploitations agricoles ou aux pratiques agricoles normales.<\/p>\n<p>La Commission a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie de telle mani\u00e8re qu&#8217;il est possible pour les agriculteurs et leurs voisins de se repr\u00e9senter eux-m\u00eames aux audiences. Le pr\u00e9sent guide d\u00e9crit en d\u00e9tail le d\u00e9roulement des audiences et explique la proc\u00e9dure afin d&#8217;aider les personnes qui pr\u00e9voient participer \u00e0 une audience. Les personnes qui comparaissent devant la Commission peuvent \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es par une avocate ou un avocat si elles le souhaitent.<\/p>\n<h3><strong>1.d. Exploitation agricole<\/strong><\/h3>\n<p>La Loi d\u00e9finit l&#8217;exploitation agricole comme une exploitation agricole, aquicole, horticole ou sylvicole poursuivie dans l&#8217;attente d&#8217;un gain ou d&#8217;une r\u00e9tribution, y compris ce qui suit :<\/p>\n<ol>\n<li>le drainage, l&#8217;irrigation ou la culture du sol;<\/li>\n<li>l&#8217;\u00e9levage ou la production:\n<ol>\n<li>du b\u00e9tail, y compris la volaille et les ratites,<\/li>\n<li>des animaux \u00e0 fourrure,<\/li>\n<li>des abeilles,<\/li>\n<li>du poisson qui provient d&#8217;une pisciculture,<\/li>\n<li>du chevreuil et de l&#8217;\u00e9lan,<\/li>\n<li>du gibier et du gibier \u00e0 plume,<\/li>\n<li>de tout autre animal, oiseau ou poisson que prescrit le ministre;<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<li>la production de r\u00e9coltes agricoles, de r\u00e9coltes en serre, de sirop d&#8217;\u00e9rable, de champignons, de semis de p\u00e9pini\u00e8re, de tabac, d&#8217;arbres et de tourbe, et de toute autre r\u00e9colte agricole que prescrit le ministre<\/li>\n<li>la production d&#8217;oeufs, de cr\u00e8me et de lait<\/li>\n<li>le maniement de machines et de mat\u00e9riel agricoles;<\/li>\n<li>l&#8217;\u00e9pandage d&#8217;engrais, d&#8217;amendements et de pesticides;<\/li>\n<li>la pulv\u00e9risation au sol et la pulv\u00e9risation a\u00e9rienne;<\/li>\n<li>le stockage, la manutention ou l&#8217;utilisation de d\u00e9chets organiques \u00e0 des fins agricoles;<\/li>\n<li>le traitement, effectu\u00e9 par un agriculteur, des produits qui proviennent principalement de son exploitation agricole;<\/li>\n<li>les activit\u00e9s qui forment une partie n\u00e9cessaire mais auxiliaire d&#8217;une exploitation agricole, telles que les d\u00e9placements de v\u00e9hicules de transport aux fins de l&#8217;exploitation agricole;<\/li>\n<li>toute autre activit\u00e9 agricole que prescrit le ministre et qui est exerc\u00e9e sur ou dans une terre agricole ou au-dessus de celle-ci.<\/li>\n<\/ol>\n<h3><strong>1.e. Pratique agricole normale<\/strong><\/h3>\n<p>La Loi d\u00e9finit une pratique agricole normale comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab Pratique qui, selon le cas :<\/p>\n<ol>\n<li>est ex\u00e9cut\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 des coutumes et \u00e0 des normes ad\u00e9quates et acceptables, telles qu&#8217;elles sont \u00e9tablies et respect\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9gard d&#8217;exploitations agricoles comparables dans des circonstances similaires;<\/li>\n<li>utilise des technologies novatrices conform\u00e9ment \u00e0 des pratiques de gestion agricole modernes et ad\u00e9quates. \u00bb<\/li>\n<\/ol>\n<p>La Commission de protection des pratiques agricoles normales (la \u00ab Commission \u00bb) est l&#8217;instance constitu\u00e9e en vertu de la Loi pour d\u00e9terminer ce qui est ou n&#8217;est pas une pratique agricole normale. Soucieuse d&#8217;\u00e9quilibrer les besoins de la communaut\u00e9 agricole avec les int\u00e9r\u00eats de la province sur les plans de la sant\u00e9, de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&#8217;environnement, la Commission tient compte de plusieurs facteurs pour statuer sur chaque cas. Cela est particuli\u00e8rement vrai dans les cas qui concernent les r\u00e8glements municipaux. La Commission doit prendre en compte l&#8217;objet du r\u00e8glement municipal, les effets de la pratique agricole sur les terrains attenants et les voisins, et la question de savoir si le r\u00e8glement municipal correspond \u00e0 un int\u00e9r\u00eat provincial \u00e9tabli en vertu d&#8217;un autre texte l\u00e9gislatif ou d&#8217;une d\u00e9claration de principes.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a donc pas de liste compl\u00e8te de pratiques agricoles normales. Une pratique agricole peut \u00eatre jug\u00e9e normale dans certains endroits et dans certaines circonstances particuli\u00e8res, mais pas dans d&#8217;autres endroits et dans d&#8217;autres circonstances.<\/p>\n<p>Supposons, par exemple, qu&#8217;une audience ait lieu sur le bruit que produit du mat\u00e9riel utilis\u00e9 pour \u00e9loigner les oiseaux des vignobles. La Commission pourrait d\u00e9cider :<\/p>\n<ul>\n<li>qu&#8217;il est normal d&#8217;utiliser ce mat\u00e9riel dans un endroit o\u00f9 il n&#8217;y a pas de voisins ou, s&#8217;il y en a, ils sont peu nombreux, mais qu&#8217;il ne serait pas normal de l&#8217;utiliser s&#8217;il y avait beaucoup de r\u00e9sidences aux alentours;<\/li>\n<li>qu&#8217;il est normal d&#8217;utiliser ce mat\u00e9riel dans un vignoble de la r\u00e9gion du Niagara, mais qu&#8217;il ne serait pas normal de l&#8217;utiliser pour \u00e9loigner les coyotes des champs o\u00f9 p\u00e2turent les moutons dans le comt\u00e9 de Bruce;<\/li>\n<li>qu&#8217;il est normal d&#8217;utiliser ce mat\u00e9riel si le mode de fonctionnement comporte un interrupteur automatique, mais qu&#8217;il ne serait pas normal de l&#8217;utiliser si le mat\u00e9riel ne comptait que des interrupteurs manuels;<\/li>\n<li>qu&#8217;il est normal d&#8217;utiliser ce mat\u00e9riel en d\u00e9but de matin\u00e9e ou en fin d&#8217;apr\u00e8s-midi, lorsque les oiseaux se font plus nombreux, mais pas au milieu de la journ\u00e9e, en pleine chaleur, lorsque les oiseaux mangent moins fr\u00e9quemment.<\/li>\n<\/ul>\n<h3><strong>1.f. Comp\u00e9tence de la Commission<\/strong><\/h3>\n<p>Aux termes de la Loi, la Commission est autoris\u00e9e \u00e0 statuer sur trois genres de plaintes : nuisance, r\u00e8glement municipal et v\u00e9hicules.<\/p>\n<ol>\n<li>Plainte de nuisance: Plainte d\u00e9pos\u00e9e par le voisin d&#8217;une exploitation agricole concernant des perturbations caus\u00e9es par une pratique agricole, \u00e0 savoir les odeurs, les bruits, la poussi\u00e8re, les mouches, la fum\u00e9e, la lumi\u00e8re ou des vibrations. La Commission d\u00e9termine si la pratique qui cause la perturbation est une pratique agricole normale. Dans l&#8217;affirmative, la pratique agricole peut se poursuivre et est prot\u00e9g\u00e9e contre toute autre plainte semblable. (Voir section 7.a.)<\/li>\n<li>Plainte concernant un r\u00e8glement municipal: Plainte d\u00e9pos\u00e9e par un exploitant agricole qui soutient qu&#8217;un r\u00e8glement municipal limite une pratique agricole normale li\u00e9e \u00e0 l&#8217;exploitation agricole. La Commission d\u00e9termine si la pratique touch\u00e9e par le r\u00e8glement municipal est une pratique agricole normale. Dans l&#8217;affirmative, elle est soustraite \u00e0 l&#8217;application du r\u00e8glement municipal. (Voir section 7.a.)<\/li>\n<li>Plainte concernant les v\u00e9hicules: Plainte d\u00e9pos\u00e9e par un exploitant agricole qui soutient qu&#8217;un r\u00e8glement municipal limite les heures pendant lesquelles un v\u00e9hicule peut se d\u00e9placer, dans le cadre d&#8217;une pratique agricole, pour se rendre \u00e0 une exploitation agricole ou en revenir. La Commission d\u00e9termine si la pratique agricole qui n\u00e9cessite l&#8217;usage d&#8217;un v\u00e9hicule est une pratique agricole normale. Dans l&#8217;affirmative, le r\u00e8glement municipal ne s&#8217;applique pas \u00e0 l&#8217;utilisation du v\u00e9hicule. (Voir section 7.a.)<\/li>\n<\/ol>\n<h2><strong><a name=\"traitement\"><\/a>2<\/strong>.<strong> Traitement des litiges<\/strong><\/h2>\n<h3>2.a. Ce qu&#8217;il faut faire en cas de litige caus\u00e9 par une nuisance<\/h3>\n<p>Les diff\u00e9rends caus\u00e9s par une nuisance d\u00e9coulent de l&#8217;une des sept perturbations \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans la Loi (odeurs, bruits, poussi\u00e8re, mouches, fum\u00e9e, lumi\u00e8re et vibrations). Une personne vivant pr\u00e8s d&#8217;une exploitation agricole qui a des raisons de croire qu&#8217;elle est gravement touch\u00e9e par une de ces perturbations devrait d&#8217;abord tenter de r\u00e9gler la question en parlant avec l&#8217;agriculteur. Beaucoup de diff\u00e9rends se r\u00e8glent de cette fa\u00e7on. Si le diff\u00e9rend n&#8217;est pas r\u00e9gl\u00e9, le voisin ou l&#8217;agriculteur peut demander l&#8217;aide du comit\u00e9 consultatif municipal charg\u00e9 des dossiers agricoles, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de la municipalit\u00e9 ou directement du MAAARO.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 consultatif ou la municipalit\u00e9 peut tenter de r\u00e9gler le litige, faute de quoi, le comit\u00e9 consultatif, la municipalit\u00e9 ou les personnes impliqu\u00e9es peuvent renvoyer l&#8217;affaire au MAAARO.<\/p>\n<p>On peut joindre le MAAARO en t\u00e9l\u00e9phonant au Centre d&#8217;information agricole, au 1 877 424-1300, ou communiquer avec l&#8217;ing\u00e9nieur agronome r\u00e9gional du MAAARO directement. Dans l&#8217;un ou l&#8217;autre cas, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome, au besoin, parlera aux deux parties au litige afin de r\u00e9gler la plainte par l&#8217;entremise du processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux pratiques agricoles (voir annexe A). Ce processus vise \u00e0 r\u00e9gler les diff\u00e9rends sans qu&#8217;il soit n\u00e9cessaire de tenir une audience. S&#8217;il y a lieu, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome peut faire appel \u00e0 d&#8217;autres experts qui ont une connaissance des questions agricoles. Ce processus est tr\u00e8s efficace pour r\u00e9gler les diff\u00e9rends caus\u00e9s par une nuisance. En fait, chaque ann\u00e9e, plus de 98 pour 100 de ces diff\u00e9rends se r\u00e8glent de cette fa\u00e7on en Ontario.<\/p>\n<p>La possibilit\u00e9 de soumettre une plainte \u00e0 une audience de la Commission sera envisag\u00e9e uniquement apr\u00e8s que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends aura \u00e9chou\u00e9.<\/p>\n<h3><strong>2.b. Ce qu&#8217;il faut faire en cas de litige caus\u00e9 par un r\u00e8glement municipal<\/strong><\/h3>\n<p>Moins d&#8217;un pour cent des plaintes que re\u00e7oit le MAAARO concernent des r\u00e8glements municipaux. Cette faible proportion s&#8217;explique par le fait qu&#8217;il y a habituellement beaucoup de consultations entre les municipalit\u00e9s et le MAAARO lorsque celles-ci \u00e9laborent leurs r\u00e8glements. Comme les diff\u00e9rends de ce genre comportent g\u00e9n\u00e9ralement une contravention \u00e0 un r\u00e8glement municipal, il y a g\u00e9n\u00e9ralement peu de place pour la n\u00e9gociation ou la m\u00e9diation.<\/p>\n<p>Les agriculteurs ou les municipalit\u00e9s impliqu\u00e9s dans un diff\u00e9rend caus\u00e9 par un r\u00e8glement municipal peuvent t\u00e9l\u00e9phoner au Centre d&#8217;information agricole du MAAARO (1 877 424-1300), et le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux pratiques agricoles (voir annexe A) sera enclench\u00e9. L&#8217;ing\u00e9nieur agronome consulte le planificateur de l&#8217;am\u00e9nagement r\u00e9gional du MAAARO. Certaines questions li\u00e9es aux r\u00e8glements municipaux rel\u00e8vent davantage de la Loi sur l&#8217;am\u00e9nagement du territoire que de la Loi sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire. Si la plainte rel\u00e8ve de la Loi sur l&#8217;am\u00e9nagement du territoire, le planificateur la prendra en charge et prendra les mesures qui s&#8217;imposent. Les cas relevant de cette loi ne sont pas du ressort de la Commission. Si la plainte porte sur des pratiques agricoles normales, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome entreprendra le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends. En cas d&#8217;\u00e9chec, l&#8217;affaire pourra \u00eatre renvoy\u00e9e \u00e0 la Commission pour une audience.<\/p>\n<p>Une audience devant la Commission pour r\u00e9gler une plainte caus\u00e9e par un r\u00e8glement municipal sera envisag\u00e9e uniquement si le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 mais n&#8217;est pas parvenu \u00e0 donner un r\u00e9sultat acceptable pour les deux parties.<\/p>\n<h2><strong><a name=\"demande\"><\/a><strong>3. Demande d&#8217;audience<\/strong><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Nota :<\/strong>\u00a0La personne qui pr\u00e9sente la demande s&#8217;appelle le requ\u00e9rant. La personne vis\u00e9e par la plainte s&#8217;appelle l&#8217;intim\u00e9. Le requ\u00e9rant et l&#8217;intim\u00e9 sont les parties \u00e0 l&#8217;instance.<\/p>\n<h3><strong>3.a. Pr\u00e9sentation de la demande<\/strong><\/h3>\n<p>Si le litige n&#8217;est pas r\u00e9gl\u00e9 par l&#8217;entremise du processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends, le requ\u00e9rant peut pr\u00e9senter une demande officielle d&#8217;audience \u00e0 la Commission. Avant que la Commission n&#8217;\u00e9tudie la demande, elle doit d&#8217;abord recevoir un rapport de l&#8217;ing\u00e9nieur agronome du minist\u00e8re indiquant que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 mais qu&#8217;il a \u00e9chou\u00e9.<\/p>\n<p>La demande doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e par le d\u00e9p\u00f4t du formulaire pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&#8217;annexe B que l&#8217;on peut se procurer aupr\u00e8s de l&#8217;ing\u00e9nieur agronome ou t\u00e9l\u00e9charger \u00e0 partir du site Web de la Commission. Le formulaire rempli doit \u00eatre envoy\u00e9 par la poste, par messager ou par t\u00e9l\u00e9copieur \u00e0 :<\/p>\n<p>Secr\u00e9taire<br \/>\nCommission de protection des pratiques agricoles normales<br \/>\n1 Stone Road West, 2\u00e8me \u00e9tage<br \/>\nGuelph (Ontario) N1G 4Y2<br \/>\nCourriel :\u00a0<strong><u><a href=\"mailto:NFPPB@ontario.ca\">NFPPB@ontario.ca<\/a><\/u><\/strong><br \/>\nT\u00e9l\u00e9c. : (519) 826-3433 t\u00e9l\u00e9copieur : (519) 826-4232<\/p>\n<h3><strong>3.b. Traitement de la demande<\/strong><\/h3>\n<p>Sur r\u00e9ception de la demande, le secr\u00e9taire de la Commission s&#8217;assure qu&#8217;elle est compl\u00e8te et, au besoin, communique avec l&#8217;ing\u00e9nieur agronome du MAAARO pour obtenir son rapport. Si la demande est incompl\u00e8te, le secr\u00e9taire \u00e9crit au requ\u00e9rant pour demander les renseignements manquants.<\/p>\n<p>Toute la correspondance de la Commission au requ\u00e9rant et \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 se fait par messager, pour une livraison rapide et s\u00fbre.<\/p>\n<p>Lorsque la demande est compl\u00e8te, le secr\u00e9taire envoie un accus\u00e9 de r\u00e9ception au requ\u00e9rant et une lettre \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 l&#8217;informant de la plainte.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire envoie ensuite la demande remplie et le rapport de l&#8217;ing\u00e9nieur agronome au pr\u00e9sident qui s&#8217;assure d&#8217;apr\u00e8s ce rapport que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9. Puis, le pr\u00e9sident \u00e9value les renseignements contenus dans la demande et dans le rapport de l&#8217;ing\u00e9nieur. Cet examen lui permet de d\u00e9terminer si le cas est du ressort de la Commission et si la demande peut \u00eatre r\u00e9put\u00e9e frivole ou autrement injustifi\u00e9e en vertu du paragraphe 8 (1) de la Loi, et d&#8217;analyser tout autre facteur pertinent. Compte tenu de cette \u00e9valuation, le pr\u00e9sident d\u00e9cide d&#8217;approuver ou non la demande d&#8217;audience et informe par \u00e9crit le secr\u00e9taire de sa d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire informe ensuite le requ\u00e9rant et l&#8217;intim\u00e9, par \u00e9crit, de la d\u00e9cision de la Commission concernant la demande d&#8217;audience.<\/p>\n<p>Si la demande d&#8217;audience n&#8217;est pas accept\u00e9e, un avis est envoy\u00e9 au requ\u00e9rant et \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 les informant que la Commission a l&#8217;intention de rejeter la demande et exposant les motifs de la Commission. Cette proc\u00e9dure est exig\u00e9e en vertu de l&#8217;article 4.6 de la\u00a0<em>Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales<\/em>. L&#8217;avis informe \u00e9galement le requ\u00e9rant qu&#8217;il peut r\u00e9pondre \u00e0 la Commission par \u00e9crit dans un d\u00e9lai donn\u00e9. La Commission peut finaliser sa d\u00e9cision de rejeter une demande uniquement apr\u00e8s avoir inform\u00e9 le requ\u00e9rant et examin\u00e9 la r\u00e9ponse du requ\u00e9rant si celle-ci a \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue dans les d\u00e9lais prescrits.<\/p>\n<p>Si la demande est accept\u00e9e, la lettre envoy\u00e9e \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 comprendra un double complet de la demande du requ\u00e9rant, dont un double des documents pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la Commission \u00e0 l&#8217;appui de la demande. Cette fa\u00e7on de proc\u00e9der vise \u00e0 permettre \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 de pr\u00e9parer une r\u00e9ponse qu&#8217;il pr\u00e9sentera \u00e0 l&#8217;audience.<\/p>\n<h2><strong><a name=\"avant\"><\/a><strong>4. Avant l&#8217;audience<\/strong><\/strong><\/h2>\n<h3><strong>4.a. Les parties<\/strong><\/h3>\n<p>Comme il en a \u00e9t\u00e9 question pr\u00e9c\u00e9demment, le requ\u00e9rant et l&#8217;intim\u00e9 sont les parties \u00e0 l&#8217;audience. Il peut y avoir plus d&#8217;un requ\u00e9rant et plus d&#8217;un intim\u00e9. Si l&#8217;exploitation agricole est constitu\u00e9e en soci\u00e9t\u00e9, elle doit aussi \u00eatre nomm\u00e9e \u00e0 titre de requ\u00e9rant (ou d&#8217;intim\u00e9) dans l&#8217;instance. Cette r\u00e8gle s&#8217;applique \u00e0 toute entreprise constitu\u00e9e en soci\u00e9t\u00e9 (comme les soci\u00e9t\u00e9s de camionnage et autres) impliqu\u00e9e dans une affaire dont est saisie la Commission.<\/p>\n<p>Des demandes d&#8217;audience s\u00e9par\u00e9es peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des demandes apparent\u00e9es soit parce qu&#8217;elles font intervenir des plaintes semblables contre le m\u00eame intim\u00e9, soit parce qu&#8217;elles sont tr\u00e8s semblables du point de vue du droit ou des circonstances. La Commission peut alors regrouper les demandes s\u00e9par\u00e9es en une seule audience si les parties y consentent.<\/p>\n<p>Parfois, un tiers peut \u00e9galement \u00eatre partie \u00e0 une audience de la Commission. Il s&#8217;agit habituellement de la municipalit\u00e9, \u00e0 cause de son int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 dans les questions de nuisance. La municipalit\u00e9 pourrait \u00e9galement \u00eatre un intim\u00e9.<\/p>\n<p>D&#8217;autres personnes qui habitent dans les environs et qui peuvent \u00eatre directement touch\u00e9es par une d\u00e9cision de la Commission peuvent \u00e9galement demander \u00e0 la Commission d&#8217;\u00eatre reconnues comme parties.<\/p>\n<p>Une partie peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par une avocate ou un avocat, contre-interroger les t\u00e9moins appel\u00e9s par d&#8217;autres parties et pr\u00e9senter des preuves.<\/p>\n<h3><strong><a name=\"audiences\"><\/a><strong>4.b. Audiences en fran\u00e7ais<\/strong><\/strong><\/h3>\n<p>La Commission peut tenir ses audiences, en totalit\u00e9 ou en partie, en fran\u00e7ais si l&#8217;une des parties le demande et si la Commission le juge n\u00e9cessaire pour des raisons d&#8217;\u00e9quit\u00e9. Les autres parties peuvent continuer de participer en anglais. Cependant, la Commission peut ordonner aux parties de fournir leurs preuves \u00e9crites ou leurs observations dans les deux langues. L&#8217;avis d&#8217;audience (section 4.i.) doit indiquer que le fran\u00e7ais et l&#8217;anglais seront tous deux utilis\u00e9s \u00e0 l&#8217;audience.<\/p>\n<h3><strong>4.c. Repr\u00e9sentation lors de l&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>La Commission est constitu\u00e9e de telle sorte que les agriculteurs et leurs voisins peuvent se repr\u00e9senter eux-m\u00eames aux audiences. Les parties ont le droit de se faire repr\u00e9senter par une avocate ou un avocat si elles le souhaitent. Les parties choisissent parfois d&#8217;\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es par une avocate ou un avocat en raison de nombreux facteurs qui concernent leur cause, comme le degr\u00e9 de difficult\u00e9 de la cause, les questions financi\u00e8res importantes qui sont en cause, les questions juridiques complexes, leur propre niveau de confiance, des consid\u00e9rations personnelles et toute une gamme d&#8217;autres motifs.<\/p>\n<p>Veuillez prendre note que le pr\u00e9sent guide ne vise pas \u00e0 remplacer les conseils juridiques ni la repr\u00e9sentation par une avocate ou un avocat. Le minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales de l&#8217;Ontario n&#8217;assume aucune responsabilit\u00e9 quant \u00e0 l&#8217;issue d&#8217;une audience au cours de laquelle l&#8217;une des parties s&#8217;est appuy\u00e9e sur le pr\u00e9sent guide.<\/p>\n<p>D\u00e8s qu&#8217;une des parties retient les services d&#8217;une avocate ou d&#8217;un avocat, le secr\u00e9taire de la Commission doit en \u00eatre inform\u00e9. \u00c0 partir de ce moment, toute la correspondance entre la partie concern\u00e9e et la Commission se fera par le truchement de l&#8217;avocate ou de l&#8217;avocat.<\/p>\n<p>S&#8217;il y a plus d&#8217;un requ\u00e9rant, les requ\u00e9rants doivent nommer une personne qui les repr\u00e9sentera et fera leurs observations \u00e0 la Commission. De m\u00eame, s&#8217;il y a plus d&#8217;un intim\u00e9, les intim\u00e9s doivent nommer une personne qui les repr\u00e9sentera et fera leurs observations \u00e0 la Commission. Ces repr\u00e9sentants remplissent les fonctions (d\u00e9crites ci-dessous) que remplirait normalement l&#8217;avocate ou l&#8217;avocat.<\/p>\n<p>Sauf pendant l&#8217;audience et la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience (voir section 4.e.), toutes les communications, y compris la correspondance, entre une partie et la Commission se fait par le truchement du secr\u00e9taire de la Commission. Cet aspect fondamental de la justice naturelle vise \u00e0 prot\u00e9ger les membres de la Commission contre toute perception de parti pris (voir section 5.c.).<\/p>\n<h3><strong>4.d. Co\u00fbts de l&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Les participants \u00e0 une audience n&#8217;ont rien \u00e0 payer. La Commission tient les audiences dans la municipalit\u00e9 d&#8217;o\u00f9 provient la plainte de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9liminer ou \u00e0 r\u00e9duire au minimum les frais de d\u00e9placement et d&#8217;h\u00e9bergement pour les participants. Les parties qui choisissent d&#8217;\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es par une avocate ou un avocat doivent bien s\u00fbr assumer les co\u00fbts de cette repr\u00e9sentation.<\/p>\n<h3><strong>4.e. Conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sident peut ordonner qu&#8217;une conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience ait lieu avant l&#8217;audience elle-m\u00eame. Il s&#8217;agit d&#8217;une rencontre formelle entre le pr\u00e9sident ou le vice-pr\u00e9sident de la Commission (pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire) et les repr\u00e9sentants de chaque partie pour clarifier les enjeux et \u00e9tablir les questions de proc\u00e9dure en vue de l&#8217;audience. Les repr\u00e9sentants de toutes les parties devraient \u00eatre pr\u00e9sents. Aucun t\u00e9moin n&#8217;y participe parce qu&#8217;aucune preuve n&#8217;y est pr\u00e9sent\u00e9e.<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, les participants \u00e0 une conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience s&#8217;emploient \u00e0 :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00e9tablir avec pr\u00e9cision qui sont les requ\u00e9rants et les intim\u00e9s, y compris les entreprises ou les entit\u00e9s constitu\u00e9es en soci\u00e9t\u00e9;<\/li>\n<li>cerner les probl\u00e8mes pr\u00e9cis qui devront \u00eatre abord\u00e9s \u00e0 l&#8217;audience;<\/li>\n<li>\u00e9tablir le nombre de t\u00e9moins (section 4.m.) que chaque partie appellera;<\/li>\n<li>identifier les t\u00e9moins experts (section 4.n.) que les parties ont l&#8217;intention d&#8217;appeler, le cas \u00e9ch\u00e9ant;<\/li>\n<li>clarifier les documents \u00e0 \u00e9changer entre les parties et \u00e9tablir un calendrier pour ces \u00e9changes (divulgation);<\/li>\n<li>\u00e9tablir la ou les dates et la dur\u00e9e de l&#8217;audience.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience se tient g\u00e9n\u00e9ralement dans un endroit pratique pour le pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience et les participants.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire de la Commission doit envoyer un avis de conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience \u00e0 toutes les parties au moins sept jours avant la conf\u00e9rence, sauf indication contraire de la Commission.<\/p>\n<p>Dans les quatre semaines pr\u00e9c\u00e9dant la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience, le pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence rend une ordonnance qui \u00e9nonce ses d\u00e9cisions relativement aux questions discut\u00e9es. Cette ordonnance a le m\u00eame poids qu&#8217;une d\u00e9cision de la Commission (voir section 7) et les deux parties doivent s&#8217;y conformer. Si une des parties peut difficilement satisfaire \u00e0 l&#8217;une ou l&#8217;autre des exigences pr\u00e9vues dans l&#8217;ordonnance, elle doit pr\u00e9senter une demande \u00e9crite \u00e0 la Commission, par l&#8217;entremise du secr\u00e9taire, d\u00e8s que le probl\u00e8me se pr\u00e9sente, pour expliquer la situation et demander que soit modifi\u00e9e l&#8217;exigence en question. Le pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire peut accepter ou rejeter la demande.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident ou le vice-pr\u00e9sident de la Commission qui dirige la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience ne peut pas participer \u00e0 l&#8217;audience, sauf si toutes les parties y consentent.<\/p>\n<h3><strong>4.f. Motions<\/strong><\/h3>\n<p>Une \u00ab motion \u00bb est une requ\u00eate pr\u00e9sent\u00e9e par \u00e9crit \u00e0 la Commission pour obtenir une d\u00e9cision provisoire de celle-ci relativement \u00e0 une question li\u00e9e \u00e0 l&#8217;audience. Les motions visent parfois \u00e0 demander \u00e0 la Commission de suspendre l&#8217;instance pour des motifs de comp\u00e9tence (voir section 1.f.). Des motions sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es pour d&#8217;autres raisons, notamment pour demander \u00e0 la Commission d&#8217;ordonner \u00e0 l&#8217;autre partie de prendre telle ou telle mesure. La motion est signifi\u00e9e (officiellement pr\u00e9sent\u00e9e) \u00e0 la Commission et \u00e0 l&#8217;autre partie. Un formulaire officiel de motion se trouve \u00e0 l&#8217;annexe C.<\/p>\n<p>Comme dans le cas de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience, une motion est entendue par le pr\u00e9sident ou le vice-pr\u00e9sident de la Commission, et les repr\u00e9sentants et au moins une des parties assistent \u00e0 l&#8217;audience. L&#8217;audience o\u00f9 est entendue la motion traite uniquement de la question soulev\u00e9e dans la motion. La partie qui d\u00e9pose la motion pr\u00e9sente ses arguments au pr\u00e9sident de l&#8217;audience sur la motion, y compris les preuves pertinentes (voir section 4.t.). Des preuves ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas requises lorsque la motion porte sur la comp\u00e9tence de la Commission; dans ce cas, la partie qui d\u00e9pose la motion n&#8217;a qu&#8217;\u00e0 pr\u00e9senter ses arguments (voir section 5.e.), y compris des d\u00e9cisions pr\u00e9c\u00e9dentes de tribunaux ou de la Commission, \u00e0 l&#8217;appui de sa position. Cependant, des preuves peuvent \u00eatre requises si une partie demande \u00e0 la Commission d&#8217;ordonner que l&#8217;autre partie prenne telle ou telle mesure, comme permettre l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 un \u00e9tablissement ou fournir certains documents. Les preuves sont habituellement pr\u00e9sent\u00e9es par voie d&#8217;affidavit (d\u00e9claration faite sous serment) sauf autorisation contraire de la Commission.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s que la partie qui a d\u00e9pos\u00e9 la motion (il peut s&#8217;agir du requ\u00e9rant ou de l&#8217;intim\u00e9) a pr\u00e9sent\u00e9 ses preuves ou ses arguments, l&#8217;autre partie pr\u00e9sente les siens pour r\u00e9futer ceux de la partie adverse.<\/p>\n<p>Un avis de motion doit \u00eatre remis \u00e0 toutes les parties par la partie qui d\u00e9pose la motion au moins sept jours avant que la motion ne soit entendue, sauf indication contraire de la Commission. L&#8217;avis doit comprendre ce qui suit:<\/p>\n<ul>\n<li>le nom des parties,<\/li>\n<li>le texte l\u00e9gislatif en vertu duquel la motion est d\u00e9pos\u00e9e (Loi sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire),<\/li>\n<li>l&#8217;heure, le jour, la date et l&#8217;endroit o\u00f9 la motion sera entendue,<\/li>\n<li>l&#8217;objet de la motion,les motifs de la motion,<\/li>\n<li>une liste de tous les documents qui seront utilis\u00e9s pour pr\u00e9senter la motion,<\/li>\n<li>un double de tous les documents \u00e0 l&#8217;appui de la motion,<\/li>\n<li>une indication des t\u00e9moignages oraux qui seront pr\u00e9sent\u00e9s,<\/li>\n<li>la d\u00e9cision demand\u00e9e \u00e0 la Commission,<\/li>\n<li>une d\u00e9claration indiquant que si la partie ne se pr\u00e9sente pas, la motion sera entendue et la partie n&#8217;aura pas droit \u00e0 d&#8217;autres avis dans le cadre de l&#8217;audition de la motion.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour conna\u00eetre les autres exigences concernant les avis de motion, veuillez consulter les sections 8 \u00e0 22 des r\u00e8gles de pratique et de proc\u00e9dure de la Commission. Pour de plus amples renseignements sur les r\u00e8gles, y compris leur disponibilit\u00e9, voir la section 4.l.<\/p>\n<p>Dans les quatre semaines suivant l&#8217;audience sur la motion, le pr\u00e9sident de l&#8217;audience sur la motion rend une ordonnance qui \u00e9nonce sa d\u00e9cision relativement \u00e0 la motion. Cette ordonnance a le m\u00eame poids qu&#8217;une d\u00e9cision de la Commission (voir section 7).<\/p>\n<h3><strong>4.g. Calendrier des audiences<\/strong><\/h3>\n<p>Si une conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 une audience (voir section 4.e.) a lieu, l&#8217;ordonnance rendue \u00e0 l&#8217;issue de la conf\u00e9rence peut pr\u00e9ciser les dates de l&#8217;audience. Autrement, la date de l&#8217;audience est fix\u00e9e par le pr\u00e9sident ou le vice-pr\u00e9sident de la Commission de concert avec le secr\u00e9taire de la Commission. En vertu des r\u00e8gles de la Commission (section 4.l.), l&#8217;avis d&#8217;audience officiel doit \u00eatre remis aux parties au moins 21 jours avant le d\u00e9but de l&#8217;audience, sauf ordonnance sp\u00e9ciale de la Commission. Sous r\u00e9serve de cette condition, la Commission est autoris\u00e9e \u00e0 fixer les dates de l&#8217;audience et les parties doivent y \u00eatre. Aux termes de la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales, qui r\u00e9git les audiences de toutes les commissions du gouvernement, si une partie ne se pr\u00e9sente pas \u00e0 l&#8217;audience apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00fbment inform\u00e9e, la Commission peut proc\u00e9der et la partie n&#8217;aura pas droit \u00e0 d&#8217;autres avis dans le cadre de l&#8217;instance. La Commission tente de tenir compte de l&#8217;emploi du temps de toutes les parties lorsqu&#8217;elle fixe la date d&#8217;une audience. Cependant, si ce processus cause des retards que la Commission juge inacceptables, celle-ci peut fixer les dates de l&#8217;audience et les parties devront s&#8217;y pr\u00e9senter \u00e0 ces dates.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e d&#8217;une audience d\u00e9pend de la complexit\u00e9 de la cause, du nombre de t\u00e9moins et de t\u00e9moins experts en cause, et de la participation ou non d&#8217;avocats. Le secr\u00e9taire consulte toutes les parties pour \u00e9valuer le temps \u00e0 attribuer \u00e0 une audience. La dur\u00e9e moyenne des audiences de la Commission est de deux jours et demi.<\/p>\n<h3><strong>4.h. Lieu de l&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Comme il en est fait mention \u00e0 la section 4.d., la Commission tient ses audiences dans la municipalit\u00e9 d&#8217;o\u00f9 la plainte provient afin d&#8217;\u00e9liminer ou de r\u00e9duire au minimum les frais de d\u00e9placement et d&#8217;h\u00e9bergement pour les participants. Afin de r\u00e9duire ses propres co\u00fbts au minimum, la Commission doit tenir ses audiences dans des locaux qui sont mis gratuitement \u00e0 sa disposition. Par cons\u00e9quent, les audiences ont g\u00e9n\u00e9ralement lieu dans les locaux des municipalit\u00e9s, car celles-ci permettent aux commissions du gouvernement provincial d&#8217;utiliser gratuitement leurs locaux.<\/p>\n<h3><strong>4.i. Avis d&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Comme il en est question \u00e0 la section 4.g., les r\u00e8gles de pratique et de proc\u00e9dure de la Commission (voir section 4.l.) exigent que l&#8217;avis d&#8217;audience officiel soit remis aux parties au moins 21 jours avant le d\u00e9but de l&#8217;audience, sauf en vertu d&#8217;une ordonnance sp\u00e9ciale de la Commission. La forme de l&#8217;avis est prescrite par la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales qui r\u00e9git les audiences des commissions gouvernementales en Ontario. L&#8217;avis indique la date, l&#8217;heure et le lieu de l&#8217;audience, l&#8217;objet de celle-ci et un avertissement indiquant que si la partie ne se pr\u00e9sente pas, la Commission peut proc\u00e9der sans elle et la partie concern\u00e9e n&#8217;aura pas droit \u00e0 d&#8217;autres avis dans le cadre de l&#8217;instance.<\/p>\n<p>L&#8217;avis d&#8217;audience, comme toute la correspondance de la Commission aux parties, est envoy\u00e9e par messager pour une livraison rapide et s\u00fbre.<\/p>\n<p>Dans le cas des plaintes de nuisance (section 1.f.), la Commission doit signifier des avis d&#8217;audience aux parties par l&#8217;entremise de leurs repr\u00e9sentants. En outre, dans le cas des plaintes relatives \u00e0 un r\u00e8glement municipal (section 1.f.), la Commission doit remettre un avis d&#8217;audience aux propri\u00e9taires de terrains situ\u00e9s dans les 120 m\u00e8tres du secteur dans lequel est ex\u00e9cut\u00e9e la pratique agricole. Les propri\u00e9taires de terrains qui ont droit \u00e0 un avis mais qui ne sont pas parties \u00e0 l&#8217;audience peuvent \u00eatre inform\u00e9s par la publication de l&#8217;avis d&#8217;audience dans un journal de la r\u00e9gion.<\/p>\n<h3><strong>4.j. Acc\u00e8s du public aux audiences<\/strong><\/h3>\n<p>Sauf dans les circonstances d\u00e9crites ci-apr\u00e8s, toutes les audiences de la Commission sont ouvertes au public, y compris \u00e0 la presse. Les membres du public n&#8217;assistent g\u00e9n\u00e9ralement pas aux conf\u00e9rences pr\u00e9paratoires aux audiences et aux audiences sur les motions, mais ils ont le droit d&#8217;y assister s&#8217;ils le souhaitent. Le secr\u00e9taire de la Commission demande aux parties de lui donner une estimation du nombre de personnes qui assisteront \u00e0 l&#8217;audience pour s&#8217;assurer que l&#8217;endroit o\u00f9 se tiendra l&#8217;audience est assez grand.<\/p>\n<p>Les audiences se tiennent dans les locaux de la municipalit\u00e9 et dans d&#8217;autres endroits accessibles aux fauteuils roulants.<\/p>\n<p>Aux termes de l&#8217;article 9 de la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales, la Commission peut tenir des audiences \u00e0 huis clos si elle est convaincue qu&#8217;une audience publique pourrait causer de graves pr\u00e9judices \u00e0 une personne parce que des questions financi\u00e8res ou personnelles de nature d\u00e9licate ou d&#8217;autres questions pourraient \u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9es.<\/p>\n<h3><strong>4.k. Dossier de la Commission<\/strong><\/h3>\n<p>Au moins deux semaines avant l&#8217;audience, le secr\u00e9taire envoie un exemplaire du dossier de la Commission \u00e0 toutes les parties. Ce dossier contient un double de chacun des documents suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>l&#8217;avis d&#8217;audience;<\/li>\n<li>la demande compl\u00e8te avec toutes les pi\u00e8ces jointes;<\/li>\n<li>le r\u00e8glement municipal (dans le cas d&#8217;une plainte relative \u00e0 un r\u00e8glement municipal);<\/li>\n<li>toute la correspondance entre toutes les parties et la Commission;<\/li>\n<li>l&#8217;avis de conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience (le cas \u00e9ch\u00e9ant);<\/li>\n<li>l&#8217;ordonnance rendue \u00e0 la suite de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience (le cas \u00e9ch\u00e9ant);<\/li>\n<li>l&#8217;avis de motion (le cas \u00e9ch\u00e9ant);<\/li>\n<li>l&#8217;ordonnance rendue \u00e0 la suite de l&#8217;audience sur la motion (le cas \u00e9ch\u00e9ant);<\/li>\n<li>le rapport de l&#8217;ing\u00e9nieur agronome du MAAARO.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4.l. R\u00e8gles de proc\u00e9dure<\/h3>\n<ul>\n<li>L&#8217;article 25.1 de la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales autorise la Commission \u00e0 \u00e9tablir ses propres r\u00e8gles de pratique et de proc\u00e9dure pour r\u00e9glementer ses instances (audiences, conf\u00e9rences pr\u00e9paratoires aux audiences, motions et questions connexes). Bon nombre des r\u00e8gles ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans le pr\u00e9sent guide. On peut se procurer la version officielle des r\u00e8gles de pratique et de proc\u00e9dure en communiquant avec le Centre d&#8217;information agricole par t\u00e9l\u00e9phone, au 1 877 424-1300, par courriel, \u00e0\u00a0<strong><a href=\"mailto:ag.info.omafra@ontario.ca\">info.omafra@ontario.ca<\/a><\/strong>, ou \u00e0 partir du site Web de la Commission.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4.m. T\u00e9moins<\/h3>\n<ul>\n<li>Les parties appellent g\u00e9n\u00e9ralement des personnes qui t\u00e9moigneront en leur faveur lors d&#8217;audiences.<\/li>\n<li>Chacune des parties doit pr\u00e9senter une liste de ses t\u00e9moins \u00e0 la Commission au moins deux semaines avant l&#8217;audience. S&#8217;il y a une conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience, le d\u00e9lai de pr\u00e9sentation des listes de t\u00e9moins peut \u00eatre \u00e9tabli dans l&#8217;ordonnance rendue \u00e0 la suite de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire. Au d\u00e9but de l&#8217;audience, une partie peut demander \u00e0 la Commission la permission d&#8217;ajouter des t\u00e9moins au besoin.<\/li>\n<li>Les t\u00e9moins ne pr\u00e9sentent que des preuves \u00ab factuelles \u00bb, non des \u00ab opinions \u00bb. Un t\u00e9moin peut dire ce qu&#8217;il voit, entend ou ressent, pr\u00e9senter des faits, mais ne peut pas donner son opinion \u00e0 leur sujet. Seuls les \u00ab t\u00e9moins experts \u00bb peuvent \u00e9mettre une opinion.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4.n. T\u00e9moins experts<\/h3>\n<ul>\n<li>Les t\u00e9moins experts sont des t\u00e9moins qui ont une connaissance technique ou sp\u00e9cialis\u00e9e reconnue sur une question. En plus de pr\u00e9senter des faits, les t\u00e9moins experts peuvent \u00e9mettre des opinions techniques sur la question, selon leur qualification. Par exemple, une partie peut citer un t\u00e9moin expert qui dira si, \u00e0 son avis, une porcherie est bien g\u00e9r\u00e9e ou si de la musique forte est un bon moyen de prot\u00e9ger des vignobles contre les oiseaux. La Commission doit d&#8217;abord reconna\u00eetre l&#8217;expertise du t\u00e9moin. \u00c0 cette fin, la partie qui cite le t\u00e9moin doit pr\u00e9senter un curriculum vitae (CV) d\u00e9montrant la qualification et l&#8217;exp\u00e9rience du t\u00e9moin relativement \u00e0 la question dont est saisie la Commission. Une des parties adverses peut s&#8217;opposer et contester la qualification ou l&#8217;exp\u00e9rience du t\u00e9moin relativement \u00e0 la question en litige. La Commission d\u00e9cide alors de reconna\u00eetre ou non le t\u00e9moin comme t\u00e9moin expert.<\/li>\n<li>Si une conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire \u00e0 l&#8217;audience a lieu, l&#8217;ordonnance rendue \u00e0 la suite de la conf\u00e9rence pr\u00e9paratoire peut fixer le d\u00e9lai de pr\u00e9sentation des CV des t\u00e9moins experts. Sinon, les CV doivent \u00eatre envoy\u00e9s au secr\u00e9taire de la Commission au moins deux semaines avant l&#8217;audience.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4.o. T\u00e9moins de la Commission<\/h3>\n<p>Parfois, la Commission elle-m\u00eame peut citer un ou plusieurs t\u00e9moins \u00e0 compara\u00eetre \u00e0 l&#8217;audience. Soulignons que la Commission ne peut pas prendre parti dans une affaire. Si elle appelle des t\u00e9moins, c&#8217;est uniquement pour obtenir des renseignements techniques ou autres qu&#8217;elle juge importants pour comprendre les questions en litige et lorsqu&#8217;on ne pourrait raisonnablement pas s&#8217;attendre \u00e0 ce que ces t\u00e9moins soient appel\u00e9s par les parties. La Commission ne peut citer des t\u00e9moins experts \u00e0 compara\u00eetre pour une ou l&#8217;autre des parties. Si elle le faisait, cela constituerait un biais, un pr\u00e9jug\u00e9 favorable \u00e0 la partie, et les tribunaux pourraient par la suite annuler la d\u00e9cision de la Commission. Les t\u00e9moins de la Commission sont ind\u00e9pendants des deux parties et peuvent \u00eatre interrog\u00e9s par elles.<\/p>\n<h3><strong>4.p. D\u00e9clarations des t\u00e9moins<\/strong><\/h3>\n<p>Une d\u00e9claration de t\u00e9moin est une d\u00e9claration \u00e9crite qui contient les renseignements (et les opinions, dans le cas de t\u00e9moins experts) que le t\u00e9moin pr\u00e9sentera dans son t\u00e9moignage \u00e0 l&#8217;audience. Que ce soit de sa propre initiative ou \u00e0 la demande d&#8217;une des parties, la Commission peut ordonner que les d\u00e9clarations des t\u00e9moins soient pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la partie adverse et \u00e0 la Commission avant une certaine date. Cela est plus courant dans le cas de t\u00e9moins experts. Les d\u00e9clarations des t\u00e9moins doivent comprendre la date, le nom et l&#8217;adresse du t\u00e9moin, le CV du t\u00e9moin expert, s&#8217;il y a lieu, une d\u00e9claration compl\u00e8te mais concise de la preuve \u00e0 pr\u00e9senter ainsi que l&#8217;identification des pi\u00e8ces (documents, plans, rapports, etc.) que le t\u00e9moin entend d\u00e9poser \u00e0 l&#8217;audience.<\/p>\n<h3><strong>4.q. Assermentation des t\u00e9moins<\/strong><\/h3>\n<p>Comme dans le cas des tribunaux judiciaires, les t\u00e9moins sont tenus de dire la v\u00e9rit\u00e9 aux audiences de la Commission. \u00c0 cette fin, celle-ci exige que le t\u00e9moignage soit fait sous serment ou affirmation solennelle. Avant de faire son t\u00e9moignage devant la Commission, chaque t\u00e9moin doit jurer ou affirmer solennellement qu&#8217;il dira la v\u00e9rit\u00e9. Les t\u00e9moins pr\u00eatent serment sur la Bible. Les personnes qui ne veulent pas pr\u00eater serment sur la Bible doivent faire une affirmation solennelle prescrite. Un t\u00e9moin qui refuse de pr\u00eater serment ou de faire une affirmation solennelle peut \u00eatre accus\u00e9 d&#8217;outrage au tribunal en vertu de l&#8217;article 13 de la\u00a0<em>Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales.<\/em><\/p>\n<p>Une personne qui ment apr\u00e8s avoir pr\u00eat\u00e9 serment ou avoir fait une affirmation solennelle commet un acte criminel et peut \u00eatre poursuivie en vertu du\u00a0<em>Code criminel<\/em>\u00a0du Canada.<\/p>\n<h3><strong>4.r. Assignation<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 la demande d&#8217;une partie, la Commission peut signifier une assignation \u00e0 un t\u00e9moin. L&#8217;assignation est une ordonnance de la Commission qui enjoint \u00e0 la personne nomm\u00e9e de se pr\u00e9senter \u00e0 l&#8217;audience au jour pr\u00e9cis\u00e9, d&#8217;apporter avec elle tous les documents ou objets demand\u00e9s et de t\u00e9moigner sous serment ou affirmation solennelle. L&#8217;assignation doit \u00eatre \u00ab signifi\u00e9e \u00bb personnellement \u00e0 la personne, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elle doit lui \u00eatre livr\u00e9e personnellement. En vertu de l&#8217;article 12 de la\u00a0<em>Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales<\/em>, si la personne \u00e0 qui une assignation a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9e ne se pr\u00e9sente pas \u00e0 l&#8217;audience et ne t\u00e9moigne pas comme l&#8217;ordonne l&#8217;assignation, un juge de la Cour sup\u00e9rieure de justice de l&#8217;Ontario peut d\u00e9cerner un mandat d&#8217;amener pour que la personne soit arr\u00eat\u00e9e, amen\u00e9e \u00e0 l&#8217;audience et d\u00e9tenue jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle ait t\u00e9moign\u00e9 tel que l&#8217;exige l&#8217;assignation.<\/p>\n<p>Une assignation est utilis\u00e9e pour s&#8217;assurer qu&#8217;un t\u00e9moin important se pr\u00e9sente \u00e0 l&#8217;audience. Il sert \u00e9galement pour aider les t\u00e9moins \u00e0 obtenir de leur employeur le temps n\u00e9cessaire pour assister \u00e0 l&#8217;audience.<\/p>\n<p>La personne \u00e0 qui une assignation est signifi\u00e9e a droit aux m\u00eames indemnit\u00e9s que si elle comparaissait devant la Cour sup\u00e9rieure de justice de l&#8217;Ontario. Ces droits et indemnit\u00e9s sont \u00e9tablis par la cour, \u00e0 qui on peut s&#8217;adresser pour en conna\u00eetre le montant. Les fonctionnaires qui doivent compara\u00eetre comme t\u00e9moins doivent recevoir une assignation, mais ils n&#8217;ont pas droit aux indemnit\u00e9s.<\/p>\n<h3><strong>4.s. Documents requis pour l&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Chaque partie doit apporter \u00e0 l&#8217;audience tous les documents, plans, cartes g\u00e9ographiques et autres objets qui sont importants pour sa cause. Lorsqu&#8217;elle pr\u00e9sente ses preuves, la partie expose les documents et autres objets qu&#8217;elle veut que la Commission examine. \u00c0 mesure que chaque objet est pr\u00e9sent\u00e9, il devient une \u00ab pi\u00e8ce \u00bb que la Commission consigne et num\u00e9rote. La Commission conserve les pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>Dans le cas d&#8217;audiences qui impliquent deux parties, chaque partie doit apporter six exemplaires de chaque document qui doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Commission. Dans le cas des audiences qui impliquent trois parties, il faut apporter sept exemplaires.<\/p>\n<p>Veuillez prendre note que les documents envoy\u00e9s \u00e0 la Commission avec la demande d&#8217;audience ne seront pas consid\u00e9r\u00e9s comme des preuves par la Commission pendant l&#8217;enqu\u00eate. SEULS les documents pr\u00e9sent\u00e9s par les parties \u00e0 l&#8217;audience seront consid\u00e9r\u00e9s comme des preuves.<\/p>\n<h3><strong>4.t. Qualit\u00e9 de la preuve<\/strong><\/h3>\n<p>Une \u00ab preuve \u00bb d\u00e9signe tout ce qui tend \u00e0 \u00e9tablir ou \u00e0 prouver que quelque chose est vrai. Il peut s&#8217;agir du t\u00e9moignage oral de t\u00e9moins, de documents, d&#8217;objets ou de toute autre chose qu&#8217;une partie juge importante pour sa cause. Toutes les preuves ne sont pas n\u00e9cessairement admissibles \u00e0 une audience et toutes les preuves ne sont pas trait\u00e9es de la m\u00eame fa\u00e7on par la Commission. Voici quelques facteurs importants qui entrent en ligne de compte :<\/p>\n<ol>\n<li>Pertinence : La preuve doit \u00eatre \u00ab pertinente \u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elle doit avoir un rapport avec la cause. Si une partie adverse croit que la preuve n&#8217;est pas pertinente, elle peut s&#8217;opposer et la partie qui a pr\u00e9sent\u00e9 la preuve doit convaincre la Commission qu&#8217;elle est pertinente.<\/li>\n<li>Ou\u00ef-dire : La preuve par ou\u00ef-dire est une preuve qui provient d&#8217;une personne qui n&#8217;est pas pr\u00e9sente \u00e0 l&#8217;audience pour t\u00e9moigner en personne. Par exemple, supposons que M. B n&#8217;est pas \u00e0 l&#8217;audience, mais que M. A t\u00e9moigne que M. B a senti du fumier un certain jour. Comme M. B n&#8217;est pas l\u00e0 pour dire ce qu&#8217;il a senti et quand il l&#8217;a senti, le t\u00e9moignage de M. A est une preuve par ou\u00ef-dire et a peu de poids (voir ci-dessous). La partie pour laquelle le t\u00e9moignage de M. B est important doit s&#8217;assurer que M. B assiste \u00e0 l&#8217;audience pour t\u00e9moigner lui-m\u00eame.<\/li>\n<li>Poids : La Commission peut accueillir un large \u00e9ventail de preuves \u00e0 l&#8217;audience, mais toutes n&#8217;auront pas le m\u00eame poids, la m\u00eame importance. Par exemple, la Commission peut accepter une preuve par ou\u00ef-dire, mais celle-ci n&#8217;aura pas beaucoup de poids. La m\u00eame chose s&#8217;appliquerait dans le cas d&#8217;un rapport ou d&#8217;un document r\u00e9dig\u00e9 par une personne qui n&#8217;est pas \u00e0 l&#8217;audience, puisque la partie adverse ne pourrait pas contre-interroger l&#8217;auteur du document pour v\u00e9rifier les renseignements qu&#8217;il contient. Par cons\u00e9quent, le document a peu de poids \u00e0 l&#8217;audience et pourrait ne pas \u00eatre pris en consid\u00e9ration lorsque la Commission prendra sa d\u00e9cision. Cela ne signifie pas que la Commission pense que l&#8217;auteur du rapport ne dit pas la v\u00e9rit\u00e9. Elle ne peut tout simplement pas fonder une d\u00e9cision juridique sur une preuve qui ne peut pas \u00eatre \u00e9valu\u00e9e par un contre-interrogatoire (section 5.j.3) \u00e0 l&#8217;audience. Si elle le faisait, sa d\u00e9cision pourrait facilement \u00eatre annul\u00e9e en cour en cas d&#8217;appel.Les documents officiels ou publics qui sont largement diffus\u00e9s, comme les normes du gouvernement ou de l&#8217;industrie, sont accept\u00e9s sans qu&#8217;il soit n\u00e9cessaire de faire un contre-interrogatoire. Le poids accord\u00e9 au document d\u00e9pendra de sa source. Pour le d\u00e9terminer, la Commission peut consulter les deux parties.Les renseignements t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s d&#8217;Internet par une partie ont g\u00e9n\u00e9ralement peu de poids, \u00e0 moins que l&#8217;auteur du document et le document lui-m\u00eame soient bien reconnus. Selon le document, la Commission peut consulter les deux parties avant de d\u00e9terminer le poids \u00e0 accorder \u00e0 un document.<\/li>\n<li>Opinion : La preuve pr\u00e9sent\u00e9e par des t\u00e9moins doit \u00eatre \u00ab factuelle \u00bb et non une opinion. Seuls les t\u00e9moins experts (section 4.n.) peuvent \u00e9mettre des opinions, et seulement dans les domaines o\u00f9 leur expertise est reconnue.<\/li>\n<li>Cr\u00e9dibilit\u00e9 : La Commission a le pouvoir de modifier le poids attribu\u00e9 \u00e0 un t\u00e9moignage selon la cr\u00e9dibilit\u00e9 du t\u00e9moin. Le comportement du t\u00e9moin ou sa fa\u00e7on de t\u00e9moigner pourrait \u00eatre tel qu&#8217;il soul\u00e8ve des doutes dans l&#8217;esprit des membres de la Commission quant \u00e0 la fiabilit\u00e9 de ce t\u00e9moignage. La cr\u00e9dibilit\u00e9 pourrait \u00e9galement \u00eatre touch\u00e9e si le t\u00e9moignage ne semble pas raisonnable, est illogique ou semble exag\u00e9r\u00e9 ou contradictoire.<\/li>\n<\/ol>\n<h3><strong>4.u. Fardeau de la preuve<\/strong><\/h3>\n<p>La partie qui a le fardeau de la preuve doit prouver les faits d\u00e9pos\u00e9s devant la Commission. En g\u00e9n\u00e9ral, c&#8217;est le requ\u00e9rant qui a le fardeau de la preuve, et donc qui doit prouver le bien-fond\u00e9 de sa plainte \u00e0 la Commission. Par exemple, le requ\u00e9rant qui se plaint du bruit provenant d&#8217;une exploitation agricole doit produire des preuves \u00e9tablissant qu&#8217;il y a une exploitation agricole \u00e0 un endroit sp\u00e9cifique, que l&#8217;exploitation fait du bruit et que le niveau de bruit ou le moment o\u00f9 il se produit n&#8217;est pas raisonnable. Si le requ\u00e9rant ne r\u00e9ussit pas \u00e0 faire cette d\u00e9monstration, l&#8217;intim\u00e9 peut faire valoir que le r\u00e9pondant n&#8217;a pas d\u00e9montr\u00e9 le bien-fond\u00e9 de sa plainte et demander que celle-ci soit rejet\u00e9e. Si la Commission est d&#8217;accord, l&#8217;affaire peut \u00eatre rejet\u00e9e m\u00eame sans qu&#8217;il soit n\u00e9cessaire d&#8217;examiner la preuve de l&#8217;intim\u00e9. \u00c9videmment, l&#8217;intim\u00e9 ne doit pas s&#8217;appuyer sur cette \u00e9ventualit\u00e9. Si le requ\u00e9rant d\u00e9montre le bien-fond\u00e9 de sa cause, le fardeau de la preuve revient alors \u00e0 l&#8217;intim\u00e9 qui doit prouver que l&#8217;activit\u00e9 est une pratique agricole normale.<\/p>\n<h3><strong>4.v. Norme de preuve<\/strong><\/h3>\n<p>La \u00ab norme de preuve \u00bb d\u00e9signe le niveau que doit atteindre une all\u00e9gation pour que la Commission la juge vraie. Dans le syst\u00e8me judiciaire, il existe deux normes de preuve : \u00ab hors de tout doute raisonnable \u00bb et \u00ab pr\u00e9pond\u00e9rance des probabilit\u00e9s \u00bb. La premi\u00e8re, \u00ab hors de tout doute raisonnable \u00bb, est une norme tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, utilis\u00e9e dans les causes criminelles. La poursuite doit prouver que l&#8217;accus\u00e9 a commis le crime, et la preuve doit \u00eatre telle qu&#8217;elle ne laisse aucun doute raisonnable dans l&#8217;esprit du juge ou des membres du jury. Si un doute raisonnable subsiste, le juge ou le jury\u00a0<em>doit<\/em>\u00a0acquitter l&#8217;accus\u00e9. Dans les causes civiles et les tribunaux administratifs, comme la Commission, c&#8217;est la norme de la pr\u00e9pond\u00e9rance des probabilit\u00e9s qui est utilis\u00e9e. Cela signifie que la Commission soup\u00e8se toutes les preuves d\u00e9pos\u00e9es et prend sa d\u00e9cision en fonction des plus solides. Selon l&#8217;importance de la question en litige, les preuves qui l&#8217;emportent devront \u00eatre beaucoup plus solides dans certaines causes que dans d&#8217;autres.<\/p>\n<h3><strong>4.w. Transcriptions des audiences<\/strong><\/h3>\n<p>Une transcription d\u00e9signe l&#8217;enregistrement \u00e9crit d&#8217;une instance. La Commission ne fait pas d&#8217;enregistrement \u00e9crit de ses audiences, il n&#8217;y a donc pas de transcription. Une partie peut prendre des dispositions pour qu&#8217;une ou un st\u00e9nographe judiciaire enregistre l&#8217;audience, aux frais de la partie. Cependant, la Commission doit en \u00eatre inform\u00e9e \u00e0 l&#8217;avance. La partie doit pr\u00e9senter \u00e0 la Commission, sans frais, un double de la transcription d\u00e8s que celle-ci est termin\u00e9e, pour ses dossiers.<\/p>\n<h2><strong>5. Audiences<\/strong><\/h2>\n<h3><strong>5.a. Comportement du public pendant une audience<\/strong><\/h3>\n<p>On s&#8217;attend \u00e0 ce que les membres du public qui assistent \u00e0 une audience se comportent de mani\u00e8re respectueuse. La\u00a0<em>Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales\u00a0<\/em>autorise la Commission \u00e0 donner des directives pour maintenir l&#8217;ordre, et \u00e0 faire ex\u00e9cuter ces directives par la police.<\/p>\n<h3><strong>5.b. Acc\u00e8s \u00e0 la Commission<\/strong><\/h3>\n<p>Pendant que l&#8217;audience est en cours, les repr\u00e9sentants des parties peuvent s&#8217;adresser \u00e0 la Commission, au besoin. Pendant les pauses et \u00e0 d&#8217;autres moments lorsque l&#8217;audience est suspendue, toutes les communications entre les parties et la Commission doivent se faire par l&#8217;entremise du secr\u00e9taire de la Commission. Exception faite des \u00e9changes de politesse et des salutations d&#8217;usage, les membres de la Commission ne sont pas autoris\u00e9s \u00e0 discuter ou \u00e0 avoir des rencontres sociales avec les parties ou d&#8217;autres participants \u00e0 l&#8217;audience. Cette r\u00e8gle vise \u00e0 \u00e9viter les situations qui pourraient \u00eatre per\u00e7ues comme un biais \u00e9ventuel (section 5.c.) de la Commission en faveur d&#8217;une partie ou contre une partie.<\/p>\n<h3><strong>5.c. \u00c9quit\u00e9<\/strong><\/h3>\n<p>Comme tout autre tribunal administratif ou judiciaire, la Commission doit non seulement traiter \u00e9quitablement les personnes qui comparaissent devant elle, mais aussi \u00eatre per\u00e7ue comme \u00e9quitable. Par cons\u00e9quent, elle doit donc \u00e9viter les mesures ou les situations qui pourraient remettre en question l&#8217;\u00e9quit\u00e9. C&#8217;est pourquoi toute la correspondance entre la Commission et une partie est communiqu\u00e9e \u00e0 toutes les parties. C&#8217;est pour cette raison \u00e9galement que toute la correspondance ou les communications entre, d&#8217;une part, les parties, leurs partisans ou le public et, d&#8217;autre part, la Commission doivent se faire par l&#8217;entremise du secr\u00e9taire de la Commission, et non directement avec les membres de la Commission. Deux facteurs d&#8217;\u00e9quit\u00e9 s&#8217;appliquent aux audiences de la Commission : le biais ou pr\u00e9jug\u00e9 et le conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n<ol>\n<li>Biais ou pr\u00e9jug\u00e9 : Il y a perception de biais ou de pr\u00e9jug\u00e9 lorsqu&#8217;une partie estime que la Commission ou un membre du panel (les trois membres de la Commission qui entendent la cause) favorise l&#8217;autre partie. Pour \u00e9viter les perceptions de biais, les membres de la Commission doivent \u00e9viter les contacts ou les communications avec les parties ou leurs partisans. Pendant les audiences, les membres de la Commission doivent \u00eatre neutres lorsqu&#8217;ils interrogent les t\u00e9moins. Les trois membres du panel doivent \u00eatre pr\u00e9sents pendant toute l&#8217;audience. Dans tous ses aspects, l&#8217;audience doit \u00eatre men\u00e9e d&#8217;une mani\u00e8re qui traite toutes les parties uniform\u00e9ment. Si, \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre pendant l&#8217;audience, une partie croit qu&#8217;il y a perception de biais, elle doit soulever la question imm\u00e9diatement au pr\u00e9sident, pendant les audiences, ou au secr\u00e9taire de la Commission, entre les audiences.<\/li>\n<li>Conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats : Il y a conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats lorsqu&#8217;un des membres du panel de la Commission est engag\u00e9 dans des transactions commerciales ou a des relations personnelles avec une des parties qui compara\u00eet devant le panel de la Commission. Une telle situation donnerait lieu \u00e0 la perception selon laquelle le membre en question ne serait pas \u00e9quitable envers toutes les parties. Pour r\u00e9duire au minimum les risques de conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats, les membres d&#8217;un panel sont g\u00e9n\u00e9ralement choisis dans des collectivit\u00e9s \u00e9loign\u00e9es de la municipalit\u00e9 d&#8217;o\u00f9 provient la plainte. Si une partie croit que les membres du panel peuvent \u00eatre en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats concernant une des parties, la question doit \u00eatre soulev\u00e9e au d\u00e9but de l&#8217;audience, et le pr\u00e9sident tranchera.<\/li>\n<\/ol>\n<h3><strong>5.d. Disposition de la salle d&#8217;audience<\/strong><\/h3>\n<p>Les audiences de la Commission ont g\u00e9n\u00e9ralement lieu dans les locaux du conseil municipal, mais ils peuvent parfois avoir lieu dans des salles communautaires. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, la salle est dispos\u00e9e selon un mod\u00e8le normalis\u00e9. Les trois membres du panel repr\u00e9sentant la Commission sont assis \u00e0 une table ou \u00e0 un bureau face \u00e0 l&#8217;auditoire. En face du panel, se trouvent deux tables, une pour chaque partie (trois tables s&#8217;il y a trois parties). Normalement, deux personnes sont assises \u00e0 chaque table : un repr\u00e9sentant et une autre personne du groupe des requ\u00e9rants ou des intim\u00e9s. S&#8217;il y a plus d&#8217;un requ\u00e9rant ou d&#8217;un intim\u00e9, ils s&#8217;assoient directement derri\u00e8re la table des requ\u00e9rants ou des intim\u00e9s dans la section de l&#8217;auditoire. Sur un c\u00f4t\u00e9, entre le panel et les parties, se trouve une petite table o\u00f9 les t\u00e9moins s&#8217;assoient pour t\u00e9moigner. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la barre des t\u00e9moins. L&#8217;auditoire (partisans des parties, t\u00e9moins, membres du public, repr\u00e9sentants de la presse, le cas \u00e9ch\u00e9ant) s&#8217;assoit dans les chaises derri\u00e8re les parties. Une salle s\u00e9par\u00e9e est g\u00e9n\u00e9ralement am\u00e9nag\u00e9e o\u00f9 les membres du panel peuvent se retirer lorsqu&#8217;ils ne si\u00e8gent pas.<\/p>\n<h3><strong>5.e. Proc\u00e9dure<\/strong><\/h3>\n<p>Pendant une audience, chaque partie tente de convaincre la Commission d&#8217;accepter sa position et de rendre une d\u00e9cision en sa faveur. \u00c0 cette fin, la partie doit faire deux choses :<\/p>\n<ol>\n<li>Pr\u00e9senter des preuves qui soutiennent sa position et remettre en question la preuve de la partie adverse (par le contre-interrogatoire; voir section 5.j.3);<\/li>\n<li>Utiliser les preuves pr\u00e9sent\u00e9es et les lois pertinentes pour \u00e9laborer et pr\u00e9senter des arguments afin de convaincre la Commission de rendre une d\u00e9cision en sa faveur.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ces deux fonctions sont distinctes et l&#8217;audience est structur\u00e9e pour les traiter s\u00e9par\u00e9ment. La premi\u00e8re \u00e9tape de l&#8217;audience consiste uniquement \u00e0 pr\u00e9senter et \u00e0 remettre en question les preuves. Aucune argumentation n&#8217;est permise \u00e0 ce stade.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me phase est celle de l&#8217;argumentation. Aucune preuve n&#8217;est accept\u00e9e \u00e0 ce stade.<\/p>\n<p>La Commission peut ordonner aux parties de pr\u00e9senter leurs arguments par \u00e9crit, en plus ou au lieu de les pr\u00e9senter oralement. Lorsque des arguments \u00e9crits sont pr\u00e9sent\u00e9s, les parties auront l&#8217;occasion d&#8217;y r\u00e9pondre.<\/p>\n<p>L&#8217;audience est divis\u00e9e en quatre phases principales : introduction, visite facultative des lieux, pr\u00e9sentation des preuves et argumentation. Chacune de ses phases est d\u00e9crite ci-apr\u00e8s.<\/p>\n<h3><strong>5.f. Pr\u00e9sentations<\/strong><\/h3>\n<p>Par respect et par souci d&#8217;ordre, tout le monde doit se lever quand les membres du panel entrent dans la salle d&#8217;audience.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident pr\u00e9sente la Commission, pr\u00e9sente la Loi qui r\u00e9git ses activit\u00e9s ainsi que les membres du panel. Il explique bri\u00e8vement l&#8217;objet et la fonction de la Commission.<\/p>\n<p>Ensuite, le pr\u00e9sident demande aux parties de s&#8217;identifier. D&#8217;abord, ce sont les requ\u00e9rants, y compris les soci\u00e9t\u00e9s, qui se pr\u00e9sentent, en indiquant s&#8217;ils sont repr\u00e9sent\u00e9s par une avocate ou un avocat ou, sinon, qui agira \u00e0 titre de repr\u00e9sentant. Ensuite, les intim\u00e9s et la tierce partie, le cas \u00e9ch\u00e9ant, se pr\u00e9sentent \u00e0 leur tour, de la m\u00eame fa\u00e7on.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident demande ensuite s&#8217;il y a d&#8217;autres parties ou si d&#8217;autres personnes souhaitent pr\u00e9senter des observations \u00e0 la Commission. Il se peut que certaines personnes veuillent simplement pr\u00e9senter des observations \u00e0 la Commission sans avoir les responsabilit\u00e9s d&#8217;une partie et sans t\u00e9moigner pour une ou l&#8217;autre des parties. C&#8217;est \u00e0 ce moment qu&#8217;elles peuvent demander la permission \u00e0 la Commission de pr\u00e9senter leurs observations \u00e0 un moment fix\u00e9 par la Commission.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident explique ensuite bri\u00e8vement le processus d&#8217;audience. Cela n&#8217;est peut-\u00eatre pas n\u00e9cessaire si toutes les parties sont repr\u00e9sent\u00e9es par une avocate ou un avocat.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident annonce ensuite s&#8217;il y aura une visite des lieux et, dans l&#8217;affirmative, quand elle se fera.<\/p>\n<h3><strong>5.g. Visite facultative des lieux<\/strong><\/h3>\n<p>Dans bien des cas, la Commission fait une visite des lieux pour mieux comprendre les questions dont elle est saisie. \u00c0 la Commission, on a constat\u00e9 que ces visites sont souvent utiles, particuli\u00e8rement dans le cas des plaintes de nuisance. Comme les audiences ont lieu dans les secteurs d&#8217;o\u00f9 les plaintes proviennent, la Commission n&#8217;a g\u00e9n\u00e9ralement pas trop de distance \u00e0 parcourir pour se rendre au lieu en question.<\/p>\n<p>La visite des lieux se fait habituellement avec les repr\u00e9sentants ou les parties qui souhaitent y participer. Elle comprend l&#8217;emplacement o\u00f9 est ex\u00e9cut\u00e9e la pratique agricole en question, les lieux de r\u00e9sidence des requ\u00e9rants, au besoin, et tout autre emplacement qui peut \u00eatre important dans ce cas. Toute la visite prend g\u00e9n\u00e9ralement de une \u00e0 deux heures. Elle ne sert pas \u00e0 recueillir des preuves, mais uniquement \u00e0 aider la Commission \u00e0 comprendre celles pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;audience. Les membres de la Commission ont une meilleure perspective des distances, des bruits, des odeurs, de la direction du vent, des arbres, des immeubles et d&#8217;autres obstacles physiques, et de toute autre question comprise dans les preuves.<\/p>\n<h3><strong>5.h. Pr\u00e9sentation des preuves<\/strong><\/h3>\n<h4><strong>5.h.1 D\u00e9clarations pr\u00e9liminaires<\/strong><\/h4>\n<p>Nota : \u00c0 la section 4.a., on souligne qu&#8217;il peut y avoir plusieurs requ\u00e9rants et plusieurs intim\u00e9s. La section 4.c. explique que si le groupe de requ\u00e9rants ou d&#8217;intim\u00e9s n&#8217;est pas repr\u00e9sent\u00e9 par une avocate ou un avocat, il doit nommer une personne qui le repr\u00e9sentera. Par souci de simplicit\u00e9, dans les sections qui suivent, le repr\u00e9sentant des requ\u00e9rants (qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un avocat ou d&#8217;une autre personne) sera appel\u00e9 le requ\u00e9rant, le repr\u00e9sentant des intim\u00e9s sera appel\u00e9 l&#8217;intim\u00e9 et le repr\u00e9sentant des tierces parties sera appel\u00e9 la tierce partie.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tape de pr\u00e9sentation des preuves d\u00e9bute par une d\u00e9claration pr\u00e9liminaire du requ\u00e9rant, suivie d&#8217;une d\u00e9claration pr\u00e9liminaire de l&#8217;intim\u00e9 puis de celle de la tierce partie, le cas \u00e9ch\u00e9ant. Il s&#8217;agit d&#8217;une br\u00e8ve d\u00e9claration qui d\u00e9crit les questions que la partie abordera et souligne les preuves qu&#8217;elle pr\u00e9sentera, la liste des t\u00e9moins, les sujets qui seront abord\u00e9s et une estimation du temps requis.<\/p>\n<h4><strong>5.h.2 Exclusion de t\u00e9moins<\/strong><\/h4>\n<p>Pendant une audience, une partie peut demander \u00e0 la Commission de rendre une ordonnance excluant certains t\u00e9moins de l&#8217;audience jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils aient fait leur t\u00e9moignage. Cette mesure a pour but de faire en sorte qu&#8217;un t\u00e9moin ne soit pas influenc\u00e9 par le t\u00e9moignage d&#8217;autres personnes.<\/p>\n<h4><strong>5.h.3 Pr\u00e9sentation de la cause du requ\u00e9rant<\/strong><\/h4>\n<p>Le requ\u00e9rant commence \u00e0 pr\u00e9senter ses preuves, ce qui se fait par l&#8217;entremise de t\u00e9moignages. Le requ\u00e9rant appelle chaque t\u00e9moin qui se pr\u00e9sente \u00e0 la barre pour pr\u00e9senter son t\u00e9moignage selon la proc\u00e9dure expliqu\u00e9e ci-apr\u00e8s. Le requ\u00e9rant d\u00e9cide de l&#8217;ordre dans lequel il veut appeler ses t\u00e9moins, y compris les t\u00e9moins experts. Toutes les preuves d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 la Commission doivent \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9es par des t\u00e9moins qui se pr\u00e9sentent \u00e0 la barre des t\u00e9moins. Si le requ\u00e9rant se repr\u00e9sente lui-m\u00eame, et s&#8217;il veut t\u00e9moigner, il doit se rendre \u00e0 la barre des t\u00e9moins pour t\u00e9moigner.<\/p>\n<p>Chaque t\u00e9moin passe par les \u00e9tapes suivantes :<\/p>\n<ol>\n<li>Assermentation : Le t\u00e9moin doit pr\u00eater serment ou faire une affirmation solennelle (voir section 4.q.), administr\u00e9 par un membre du panel.<\/li>\n<li>Interrogatoire principal : Le requ\u00e9rant pose des questions au t\u00e9moin pour obtenir les preuves souhait\u00e9es. Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de questions contest\u00e9es par l&#8217;intim\u00e9, le requ\u00e9rant n&#8217;est pas autoris\u00e9 \u00e0 utiliser des questions tendancieuses, c&#8217;est-\u00e0-dire des questions qui sugg\u00e8rent la r\u00e9ponse souhait\u00e9e. Par exemple, il ne devrait pas demander au t\u00e9moin : \u00ab Ce bruit ne vous rendait-il pas fou? \u00bb Une telle question est jug\u00e9e tendancieuse. Un interrogatoire comme le suivant serait plus acceptable : Question : \u00ab Est-ce que le bruit vous nuisait? \u00bb R\u00e9ponse : \u00ab Oui. \u00bb Question : \u00ab Comment? \u00bb R\u00e9ponse : \u00ab Il m&#8217;a presque rendu fou. \u00bb<\/li>\n<li>Contre-interrogatoire : L&#8217;intim\u00e9 pose au t\u00e9moin des questions pour faire ressortir les incoh\u00e9rences ou les lacunes du t\u00e9moignage et pour soulever de nouveaux renseignements favorables \u00e0 l&#8217;intim\u00e9. L&#8217;intim\u00e9 ne peut pas poser de questions \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition simplement pour tenter d&#8217;obtenir les renseignements qu&#8217;il souhaite obtenir. Quand l&#8217;intim\u00e9 a fini de contre-interroger le t\u00e9moin, la tierce partie, le cas \u00e9ch\u00e9ant, contre-interroge le t\u00e9moin \u00e0 son tour.<\/li>\n<li>R\u00e9interrogatoire : Le requ\u00e9rant peut poser au t\u00e9moin des questions qui se rapportent sp\u00e9cifiquement aux questions soulev\u00e9es pendant le contre-interrogatoire. Cela vise \u00e0 contrer les pr\u00e9occupations que l&#8217;intim\u00e9 ou la tierce partie pourrait avoir soulev\u00e9es. Le r\u00e9interrogatoire doit \u00eatre limit\u00e9 et bref.<\/li>\n<li>Questions de la Commission : Les membres du panel posent au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier certains points soulev\u00e9s par les t\u00e9moignages.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Requ\u00e9rant: Le requ\u00e9rant peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Intim\u00e9: L&#8217;intim\u00e9 peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Tierce partie: La tierce partie peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>5.h.4 Pr\u00e9sentation de la cause de l&#8217;intim\u00e9<\/strong><\/h4>\n<p>Lorsque le requ\u00e9rant a fini de pr\u00e9senter ses t\u00e9moins, c&#8217;est au tour de l&#8217;intim\u00e9 de le faire. Le processus est le m\u00eame :<\/p>\n<ol>\n<li>Assermentation : Le t\u00e9moin doit pr\u00eater serment ou faire une affirmation solennelle (voir section 4.q), administr\u00e9 par un membre du panel.<\/li>\n<li>Interrogatoire principal : L&#8217;intim\u00e9 pose des questions au t\u00e9moin pour faire sortir les preuves souhait\u00e9es. Comme dans le cas de l&#8217;interrogatoire par le requ\u00e9rant, les questions tendancieuses ne sont pas autoris\u00e9es.<\/li>\n<li>Contre-interrogatoire : Le requ\u00e9rant pose au t\u00e9moin des questions pour faire ressortir les incoh\u00e9rences ou les lacunes du t\u00e9moignage et pour soulever de nouveaux renseignements favorables au requ\u00e9rant. Le requ\u00e9rant ne peut pas poser de questions \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition simplement pour tenter d&#8217;obtenir les renseignements qu&#8217;il souhaite obtenir. Quand le requ\u00e9rant a fini de contre-interroger le t\u00e9moin, la tierce partie, le cas \u00e9ch\u00e9ant, contre-interroge le t\u00e9moin \u00e0 son tour.<\/li>\n<li>R\u00e9interrogatoire : L&#8217;intim\u00e9 peut poser au t\u00e9moin des questions qui se rapportent sp\u00e9cifiquement aux questions soulev\u00e9es pendant le contre-interrogatoire. Cela vise \u00e0 contrer les pr\u00e9occupations que le requ\u00e9rant pourrait avoir soulev\u00e9es. Le r\u00e9interrogatoire doit \u00eatre limit\u00e9 et bref.<\/li>\n<li>Questions de la Commission : Les membres du panel posent au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier certains points soulev\u00e9s par les t\u00e9moignages.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Intim\u00e9 : L&#8217;intim\u00e9 peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Requ\u00e9rant : Le requ\u00e9rant peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Tierce partie : La tierce partie peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier uniquement des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>5.h.5 Pr\u00e9sentation de la cause de la tierce partie<\/strong><\/h4>\n<p>S&#8217;il y a une tierce partie, elle pr\u00e9sente sa cause \u00e0 ce moment, en suivant la m\u00eame proc\u00e9dure que celle d\u00e9crite pour l&#8217;intim\u00e9. Le contre-interrogatoire des t\u00e9moins de la tierce partie se fait par le requ\u00e9rant d&#8217;abord puis par l&#8217;intim\u00e9.<\/p>\n<h4><strong>5.h.6 T\u00e9moins de la Commission<\/strong><\/h4>\n<p>C&#8217;est \u00e0 cette \u00e9tape du processus que la Commission appelle ses t\u00e9moins experts, s&#8217;il y a lieu. Voici la proc\u00e9dure que suivent les t\u00e9moins de la Commission :<\/p>\n<ol>\n<li>Assermentation : Le t\u00e9moin doit pr\u00eater serment ou faire une affirmation solennelle (voir section 4.q), administr\u00e9 par un membre du panel.<\/li>\n<li>Questions de la Commission : Les membres du panel posent au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier certains points soulev\u00e9s par les t\u00e9moignages.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Requ\u00e9rant : Le requ\u00e9rant peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Intim\u00e9 : L&#8217;intim\u00e9 peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<li>R\u00e9ponse aux questions &#8211; Tierce partie : La tierce partie peut poser au t\u00e9moin des questions visant \u00e0 clarifier des points soulev\u00e9s par les questions de la Commission.<\/li>\n<\/ol>\n<h3><strong>5.i. Argumentation<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>5.i.1 Arguments du requ\u00e9rant<\/strong><\/h3>\n<p>Comme nous l&#8217;avons expliqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, il s&#8217;agit de l&#8217;\u00e9tape de l&#8217;audience au cours de laquelle le requ\u00e9rant utilise les preuves d\u00e9pos\u00e9es pour pr\u00e9senter des arguments visant \u00e0 convaincre la Commission de trancher en sa faveur. Le requ\u00e9rant peut se r\u00e9f\u00e9rer aux textes de loi pertinents ainsi qu&#8217;aux d\u00e9cisions ant\u00e9rieures rendues par la Commission ou des tribunaux (jurisprudence). Cependant, il ne peut pas pr\u00e9senter de nouvelles preuves ni se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 de nouvelles preuves qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9tape de la pr\u00e9sentation des preuves.<\/p>\n<p>L&#8217;argumentation devrait comprendre des suggestions \u00e0 la Commission sur la d\u00e9cision que celle-ci devrait rendre.<\/p>\n<h4><strong>5.i.2 Arguments de l&#8217;intim\u00e9<\/strong><\/h4>\n<p>L&#8217;intim\u00e9 utilise les preuves d\u00e9pos\u00e9es pour pr\u00e9senter des arguments visant \u00e0 convaincre la Commission de trancher en sa faveur. Il peut se r\u00e9f\u00e9rer aux textes de loi pertinents ainsi qu&#8217;aux d\u00e9cisions ant\u00e9rieures rendues par la Commission ou des tribunaux (jurisprudence). Cependant, il ne peut pas pr\u00e9senter de nouvelles preuves ni se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 de nouvelles preuves qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9tape de la pr\u00e9sentation des preuves.<\/p>\n<p>L&#8217;argumentation devrait comprendre des suggestions \u00e0 la Commission sur la d\u00e9cision que celle-ci devrait rendre.<\/p>\n<h4><strong>5.i.3 Arguments de la tierce partie<\/strong><\/h4>\n<p>La tierce partie utilise les preuves d\u00e9pos\u00e9es pour pr\u00e9senter des arguments visant \u00e0 convaincre la Commission de trancher en sa faveur. Elle peut se r\u00e9f\u00e9rer aux textes de loi pertinents ainsi qu&#8217;aux d\u00e9cisions ant\u00e9rieures rendues par la Commission ou des tribunaux (jurisprudence). Cependant, elle ne peut pas pr\u00e9senter de nouvelles preuves ni se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 de nouvelles preuves qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9tape de la pr\u00e9sentation des preuves.<\/p>\n<p>L&#8217;argumentation devrait comprendre des suggestions \u00e0 la Commission sur la d\u00e9cision que celle-ci devrait rendre.<\/p>\n<p>Le requ\u00e9rant est alors autoris\u00e9 \u00e0 faire une br\u00e8ve d\u00e9claration pour r\u00e9pondre aux points soulev\u00e9s par l&#8217;intim\u00e9 ou la tierce partie.<\/p>\n<h4><strong>5.j. Fin de l&#8217;audience<\/strong><\/h4>\n<p>\u00c0 la fin de l&#8217;argumentation, le pr\u00e9sident remercie toutes les parties et indique approximativement \u00e0 quel moment le panel rendra sa d\u00e9cision (section 7.a.). La Commission ne fait jamais conna\u00eetre ses d\u00e9cisions \u00e0 l&#8217;audience. Elle les rend habituellement dans un d\u00e9lai de 60 jours, par \u00e9crit, accompagn\u00e9es des motifs.<\/p>\n<h3>La s\u00e9ance est lev\u00e9e.<\/h3>\n<h3><strong><a name=\"ententes\"><\/a><strong>6. Ententes conclues pendant l&#8217;audience<\/strong><\/strong><\/h3>\n<p>Il arrive parfois que les parties parviennent \u00e0 s&#8217;entendre avant la fin de l&#8217;audience. Elles peuvent alors demander conjointement \u00e0 la Commission d&#8217;approuver l&#8217;entente. Si la Commission approuve effectivement l&#8217;entente, elle mettra un terme \u00e0 l&#8217;audience et rendra une d\u00e9cision qui soutient l&#8217;entente.<\/p>\n<p>Si la Commission n&#8217;approuve pas l&#8217;entente, voici ce que peuvent faire les parties :<\/p>\n<ol>\n<li>Le requ\u00e9rant peut retirer sa plainte. La Commission mettra alors un terme \u00e0 l&#8217;audience et fermera le dossier.<\/li>\n<li>Les parties peuvent modifier l&#8217;entente (sans intervention de la Commission) et demander \u00e0 la Commission d&#8217;approuver l&#8217;entente modifi\u00e9e. Comme elle n&#8217;a pas entendu tous les t\u00e9moignages et tous les arguments, la Commission ne peut pas faire de suggestions sur les am\u00e9liorations \u00e0 apporter \u00e0 l&#8217;entente.<\/li>\n<li>Le requ\u00e9rant ou l&#8217;intim\u00e9 peut se retirer de l&#8217;entente et l&#8217;audience se poursuit.<\/li>\n<\/ol>\n<h2><strong><a name=\"apres\"><\/a><strong>7. Apr\u00e8s l&#8217;audience<\/strong><\/strong><\/h2>\n<h3><strong>7.a. D\u00e9cision<\/strong><\/h3>\n<p>Comme il en a \u00e9t\u00e9 question pr\u00e9c\u00e9demment, la Commission ne fait pas conna\u00eetre ses d\u00e9cisions aux audiences. Elle les rend habituellement 60 jours plus tard. Les d\u00e9cisions sont toujours pr\u00e9sent\u00e9es dans un document \u00e9crit d\u00e9taill\u00e9, qui identifie les parties et leurs repr\u00e9sentants ainsi que les t\u00e9moins, donne un r\u00e9sum\u00e9 de chaque t\u00e9moignage, pr\u00e9sente les dispositions pertinentes de la loi, les questions en litige, les faits constat\u00e9s, les motifs sur lesquels la Commission a fond\u00e9 sa d\u00e9cision, ainsi que la d\u00e9cision comme telle.<\/p>\n<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de prendre une d\u00e9cision, la Commission n&#8217;a que trois possibilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans une affaire de nuisance, la Commission peut :<\/p>\n<ol>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question est une pratique agricole normale, et rejeter la demande;<\/li>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question n&#8217;est pas une pratique agricole normale et ordonner \u00e0 l&#8217;agriculteur de cesser de l&#8217;ex\u00e9cuter;<\/li>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question serait une pratique agricole normale si l&#8217;agriculteur la modifiait selon les directives de la Commission. La d\u00e9cision \u00e9num\u00e9rerait alors les modifications ordonn\u00e9es.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Si la Commission d\u00e9cide que la pratique qui cause la perturbation est une pratique agricole normale, l&#8217;agriculteur peut continuer de l&#8217;ex\u00e9cuter et est prot\u00e9g\u00e9 par la Loi. La Commission n&#8217;entendra pas d&#8217;autres plaintes semblables \u00e0 moins que les circonstances n&#8217;aient consid\u00e9rablement chang\u00e9.<\/p>\n<p>Dans une affaire li\u00e9e \u00e0 un r\u00e8glement municipal (y compris une affaire impliquant des v\u00e9hicules), la Commission peut :<\/p>\n<ol>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question est une pratique agricole normale et la soustraire \u00e0 l&#8217;application du r\u00e8glement municipal;<\/li>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question n&#8217;est pas une pratique agricole normale et qu&#8217;elle est donc assujettie au r\u00e8glement municipal, et rejeter la demande;<\/li>\n<li>soit d\u00e9cider que la pratique agricole en question serait une pratique agricole normale si l&#8217;agriculteur la modifiait selon les directives de la Commission. La d\u00e9cision \u00e9num\u00e9rerait alors les modifications ordonn\u00e9es. Lorsque ces modifications seraient apport\u00e9es, la pratique serait soustraite \u00e0 l&#8217;application du r\u00e8glement municipal.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Apr\u00e8s qu&#8217;une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue, la Commission peut, en vertu de la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales, r\u00e9examiner sa d\u00e9cision, et la confirmer, la modifier, la suspendre ou l&#8217;annuler si elle juge souhaitable de le faire. Elle peut devoir le faire si de nouvelles preuves cruciales sont port\u00e9es \u00e0 son attention apr\u00e8s qu&#8217;elle a rendu sa d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Veuillez prendre note qu&#8217;une d\u00e9cision de la Commission s&#8217;applique \u00e0 un emplacement sp\u00e9cifique et dans les circonstances pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la Commission. Elle ne s&#8217;applique pas automatiquement \u00e0 tous les autres cas. Une pratique agricole jug\u00e9e normale par la Commission \u00e0 un endroit, dans des circonstances particuli\u00e8res, pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une pratique agricole non normale dans un endroit diff\u00e9rent et dans des circonstances diff\u00e9rentes.<\/p>\n<h3><strong>7.b. Distribution de la d\u00e9cision<\/strong><\/h3>\n<p>Un original sign\u00e9 de la d\u00e9cision est envoy\u00e9 par messagerie aux repr\u00e9sentants de chaque partie. En outre, si un groupe de requ\u00e9rants ou d&#8217;intim\u00e9s n&#8217;est pas repr\u00e9sent\u00e9 par une avocate ou un avocat, un exemplaire de la d\u00e9cision peut \u00e9galement \u00eatre envoy\u00e9 \u00e0 chaque requ\u00e9rant ou intim\u00e9 membre du groupe, selon ce qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 l&#8217;audience.<\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions de la Commission sont des documents publics. Environ une semaine apr\u00e8s qu&#8217;une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e aux parties, elle est distribu\u00e9e aux autres personnes int\u00e9ress\u00e9es, comme les m\u00e9dias, qui la demandent. Des sommaires de toutes les d\u00e9cisions sont accessibles en ligne au site de la Commission. Les copies compl\u00e8tes des d\u00e9cisions peuvent \u00eatre trouv\u00e9es sur le web le l&#8217;institut canadien dinformation juridque (canlii);\u00a0<strong><u><a href=\"http:\/\/www.canlii.org\/fr\/on\/\">www.CanLii.org<\/a><\/u><\/strong>. Ou en faire la demande par \u00e9crit \u00e0:\u00a0<strong><u><a href=\"mailto:NFPPB@ontario.ca\">NFPPB@ontario.ca<\/a><\/u><\/strong><br \/>\n.<\/p>\n<h3><strong>7c. D\u00e9pens<\/strong><\/h3>\n<p>Si une partie estime que l&#8217;autre partie a agi de mani\u00e8re manifestement d\u00e9raisonnable, frivole ou vexatoire ou qu&#8217;elle a agi de mauvaise foi, compte tenu de toutes les circonstances, elle peut demander que lui soient accord\u00e9s les d\u00e9pens. Une conduite clairement d\u00e9raisonnable, frivole, vexatoire ou de mauvaise foi peut comprendre, entre autres :<\/p>\n<ol>\n<li>N\u00e9gliger de se pr\u00e9senter \u00e0 une audience ou d&#8217;y envoyer un repr\u00e9sentant, apr\u00e8s en avoir \u00e9t\u00e9 d\u00fbment avis\u00e9, sans en informer la Commission;<\/li>\n<li>N\u00e9gliger de donner les avis requis ou des explications suffisantes, ne pas collaborer durant les proc\u00e9dures pr\u00e9paratoires \u00e0 l&#8217;audience, changer sa position sans en avertir l&#8217;autre partie, ou pr\u00e9senter une preuve ou un point en litige qui n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 \u00e0 l&#8217;avance;<\/li>\n<li>N\u00e9gliger d&#8217;agir dans les d\u00e9lais impartis ou de se conformer \u00e0 une ordonnance ou une directive de proc\u00e9dure de la Commission lorsque cela entra\u00eene un pr\u00e9judice ou un retard indu;<\/li>\n<li>Se conduire de mani\u00e8re \u00e0 causer des ajournements ou des retards inutiles ou n\u00e9gliger de se pr\u00e9parer suffisamment aux audiences;<\/li>\n<li>Omettre de pr\u00e9senter des preuves ou persister \u00e0 traiter de sujets, \u00e0 poser des questions ou \u00e0 prendre des mesures que la Commission a jug\u00e9 injustifi\u00e9s;<\/li>\n<li>Ne pas faire d&#8217;efforts raisonnables pour joindre la demande \u00e0 celles de parties ayant des int\u00e9r\u00eats semblables;<\/li>\n<li>Manquer de respect \u00e0 l&#8217;endroit de l&#8217;autre partie ou porter atteinte \u00e0 sa r\u00e9putation;<\/li>\n<li>Pr\u00e9senter sciemment des preuves fausses ou trompeuses.<\/li>\n<\/ol>\n<p>La partie requ\u00e9rante doit aviser la Commission de son intention de demander les d\u00e9pens dans les 10 jours de la d\u00e9livrance de la d\u00e9cision \u00e9crite. La demande doit pr\u00e9ciser la partie qui demande les d\u00e9pens, la partie \u00e0 qui il est demand\u00e9 de payer les d\u00e9pens et une indication du montant approximatif des d\u00e9pens demand\u00e9s. La Commission peut alors convoquer la partie demandant les d\u00e9pens et la partie \u00e0 qui il est demand\u00e9 de payer les d\u00e9pens \u00e0 une audience devant la Commission pour pr\u00e9senter des observations orales au sujet de la demande de d\u00e9pens ou la Commission peut demander aux parties de pr\u00e9senter des observations \u00e9crites. La partie qui demande les d\u00e9pens doit \u00eatre dispos\u00e9e \u00e0 fournir \u00e0 la Commission les renseignements et les documents suivants :<\/p>\n<ol>\n<li>Les motifs de la demande et le montant demand\u00e9;<\/li>\n<li>Une estimation du temps de pr\u00e9paration ou d&#8217;audience additionnel qu&#8217;aurait occasionn\u00e9 l&#8217;inconduite all\u00e9gu\u00e9e;<\/li>\n<li>Des copies des factures \u00e0 l&#8217;appui des d\u00e9penses r\u00e9clam\u00e9es ou un affidavit d&#8217;une personne responsable de payer ces d\u00e9penses confirmant que ces d\u00e9penses ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es de mani\u00e8re appropri\u00e9e;<\/li>\n<li>Un affidavit confirmant que les d\u00e9pens r\u00e9clam\u00e9s se rapportent \u00e0 des d\u00e9penses engag\u00e9es de mani\u00e8re directe et n\u00e9cessaire pour la p\u00e9riode en cause.<\/li>\n<\/ol>\n<p>La Commission examine la gravit\u00e9 de l&#8217;inconduite et peut refuser ou accepter la demande de d\u00e9pens, et elle peut fixer un montant diff\u00e9rent.<\/p>\n<h3><strong>7.d. Appel<\/strong><\/h3>\n<p>Les parties \u00e0 une audience peuvent interjeter appel d&#8217;une d\u00e9cision de la Commission ou de toute ordonnance devant la Cour divisionnaire, dans un d\u00e9lai de 30 jours suivant la d\u00e9cision ou l&#8217;ordonnance. L&#8217;appel doit \u00eatre fond\u00e9 sur une question de fait, de droit ou de comp\u00e9tence.<\/p>\n<h3><strong>7.e. Ex\u00e9cution de la d\u00e9cision<\/strong><\/h3>\n<p>Comme tous les autres tribunaux administratifs, les ordonnances et les d\u00e9cisions de la Commission sont ex\u00e9cut\u00e9es de la m\u00eame fa\u00e7on que les d\u00e9cisions des tribunaux civils. La proc\u00e9dure d&#8217;ex\u00e9cution est pr\u00e9vue \u00e0 l&#8217;article 19 de la Loi sur l&#8217;exercice des comp\u00e9tences l\u00e9gales. D&#8217;abord, une des parties doit d\u00e9poser une copie certifi\u00e9e conforme de la d\u00e9cision ou de l&#8217;ordonnance aupr\u00e8s de la Cour sup\u00e9rieure de justice de l&#8217;Ontario. La d\u00e9cision ou l&#8217;ordonnance devient alors une d\u00e9cision ou une ordonnance de la Cour et est ex\u00e9cut\u00e9e \u00e0 ce titre. La partie qui demande l&#8217;ex\u00e9cution peut d\u00e9poser devant la Cour une motion en outrage ou tout autre recours. Une copie certifi\u00e9e conforme de la d\u00e9cision peut \u00eatre obtenue aupr\u00e8s du secr\u00e9taire de la Commission.<\/p>\n<h2><strong><a name=\"conclusion\"><\/a><strong>8. Conclusion<\/strong><\/strong><\/h2>\n<p>Les personnes int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 faire des observations sur le guide peuvent communiquer avec nous par l&#8217;entremise du Centre d&#8217;information agricole. On peut aussi communiquer avec le Centre pour obtenir de plus amples renseignements sur la Loi, la Commission, les pratiques agricoles normales, les d\u00e9cisions de la Commission et d&#8217;autres questions connexes.<\/p>\n<h2><strong><a name=\"annexes\"><\/a><strong>9. Annexes<\/strong><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Annexe A : processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends<\/strong><\/p>\n<p><strong>Processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux pratiques agricoles<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends est une forme de r\u00e8glement \u00e0 l&#8217;amiable \u00e0 laquelle recourt la Commission de protection des pratiques agricoles normales.<\/strong><\/p>\n<p>Le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux pratiques agricoles est \u00e9tabli par la Direction des politiques et des programmes environnementaux du minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Affaires rurales de l&#8217;Ontario (MAAARO) pour aider \u00e0 r\u00e9gler les diff\u00e9rends concernant les pratiques agricoles. Lorsque survient un diff\u00e9rend, les parties devraient tenter de le r\u00e9gler en communiquant entre elles, parce que cela permet habituellement de r\u00e9gler la question \u00e0 l&#8217;amiable. Si elles ont besoin d&#8217;aide, les parties peuvent communiquer avec le comit\u00e9 consultatif municipal charg\u00e9 des dossiers agricoles, s&#8217;il y a en a un dans leur municipalit\u00e9, la municipalit\u00e9 ou le MAAARO.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 consultatif ou la municipalit\u00e9 peut tenter de r\u00e9gler le litige, faute de quoi, le comit\u00e9 consultatif, la municipalit\u00e9 ou les personnes impliqu\u00e9es peuvent renvoyer l&#8217;affaire au MAAARO.<\/p>\n<p>On peut joindre le MAAARO en t\u00e9l\u00e9phonant au Centre d&#8217;information agricole, au 1 877 424-1300. Le Centre renverra l&#8217;affaire \u00e0 l&#8217;ing\u00e9nieur agronome comp\u00e9tent du MAAARO. Parfois, les personnes concern\u00e9es communiquent avec l&#8217;ing\u00e9nieur agronome r\u00e9gional directement. Dans l&#8217;un ou l&#8217;autre cas, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome, au besoin, parlera aux deux parties au litige afin de r\u00e9gler la plainte par l&#8217;entremise du processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux pratiques agricoles, processus qui vise \u00e0 r\u00e9gler les diff\u00e9rends sans qu&#8217;il soit n\u00e9cessaire de tenir une audience. S&#8217;il y a lieu, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome peut faire appel \u00e0 d&#8217;autres experts qui ont une connaissance des questions agricoles. Si le litige ne peut toujours pas \u00eatre r\u00e9gl\u00e9, une partie peut pr\u00e9senter une demande \u00e0 la Commission de protection des pratiques agricoles normales en vertu de la Loi de 1998 sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire.<\/p>\n<p><strong>Avant que la Commission n&#8217;\u00e9tudie la demande, elle doit d&#8217;abord recevoir un rapport de l&#8217;ing\u00e9nieur agronome du minist\u00e8re indiquant que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 mais qu&#8217;il a \u00e9chou\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li><strong>Plaintes de nuisance<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La majorit\u00e9 des plaintes relatives aux pratiques agricoles (plus de 99 %) que re\u00e7oit le MAAARO sont des plaintes de nuisance li\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes perturbations, \u00e0 savoir les odeurs, les bruits, la poussi\u00e8re, les mouches, la fum\u00e9e, la lumi\u00e8re et les vibrations. Environ 98,5 % de ces plaintes sont r\u00e9gl\u00e9es par des ing\u00e9nieurs agronomes du MAAARO gr\u00e2ce au processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends.<\/p>\n<ol>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur agronome re\u00e7oit un appel du Centre d&#8217;information ou directement de la partie touch\u00e9e. Dans le premier cas, le Centre d&#8217;information envoie une copie de sa demande au secr\u00e9taire de la Commission. Dans le second cas, l&#8217;ing\u00e9nieur en prend note.<\/li>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur communique avec les parties, au besoin, et amorce le processus de r\u00e8glement.<\/li>\n<li>Si l&#8217;ing\u00e9nieur le juge n\u00e9cessaire ou souhaitable, il peut demander l&#8217;aide d&#8217;experts.<\/li>\n<li>Si le diff\u00e9rend est r\u00e9gl\u00e9, l&#8217;ing\u00e9nieur en prend note, indiquant notamment le genre de nuisance en cause, pour la d\u00e9claration mensuelle sur les pratiques agricoles.<\/li>\n<li>Si le processus est infructueux et si une des parties souhaite demander une audience \u00e0 la Commission, l&#8217;ing\u00e9nieur aide la partie concern\u00e9e \u00e0 obtenir un formulaire de demande.<\/li>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur envoie ensuite un rapport au secr\u00e9taire de la Commission, indiquant que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong>2. Cas li\u00e9s aux r\u00e8glements municipaux:<\/strong><\/p>\n<p>Moins d&#8217;un pour cent des plaintes que re\u00e7oit le MAAARO concernent des r\u00e8glements municipaux. Cette faible proportion s&#8217;explique par le fait qu&#8217;il y a habituellement beaucoup de consultations entre les municipalit\u00e9s et le MAAARO lorsque celles-ci \u00e9laborent leurs r\u00e8glements. Comme les diff\u00e9rends de ce genre impliquent g\u00e9n\u00e9ralement une contravention \u00e0 un r\u00e8glement municipal, il y a g\u00e9n\u00e9ralement peu de place pour la n\u00e9gociation ou la m\u00e9diation.<\/p>\n<ol>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur agronome re\u00e7oit un appel du Centre d&#8217;information ou directement de la partie touch\u00e9e. Dans le premier cas, le Centre d&#8217;information envoie une copie de sa demande au secr\u00e9taire de la Commission. Dans le second cas, l&#8217;ing\u00e9nieur en prend note.<\/li>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur agronome consulte le planificateur de l&#8217;am\u00e9nagement r\u00e9gional du MAAARO. Certaines questions li\u00e9es aux r\u00e8glements municipaux rel\u00e8vent davantage de la Loi sur l&#8217;am\u00e9nagement du territoire que de la Loi sur la protection de l&#8217;agriculture et de la production alimentaire. Si la plainte rel\u00e8ve de la Loi sur l&#8217;am\u00e9nagement du territoire, le planificateur la prendra en charge et prendra les mesures qui s&#8217;imposent. Les cas relevant de cette loi ne sont pas du ressort de la Commission.<\/li>\n<li>Si le cas fait intervenir des pratiques agricoles normales, l&#8217;ing\u00e9nieur agronome entreprend le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends.<\/li>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur communiquera avec les parties au besoin et d\u00e9terminera les chances de trouver un terrain d&#8217;entente.<\/li>\n<li>Si l&#8217;ing\u00e9nieur le juge n\u00e9cessaire ou souhaitable, il peut demander l&#8217;aide d&#8217;experts.<\/li>\n<li>Si le diff\u00e9rend est r\u00e9gl\u00e9, l&#8217;ing\u00e9nieur en prend note pour la d\u00e9claration mensuelle sur les pratiques agricoles.<\/li>\n<li>Si le processus est infructueux et si une des parties souhaite demander une audience \u00e0 la Commission, l&#8217;ing\u00e9nieur aide la partie concern\u00e9e \u00e0 obtenir un formulaire de demande.<\/li>\n<li>L&#8217;ing\u00e9nieur envoie ensuite un rapport au secr\u00e9taire de la Commission, indiquant que le processus de r\u00e8glement des diff\u00e9rends a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<p><a href=\"https:\/\/nfppb.ca\/fr\/?page_id=343&amp;preview=true\"><strong>\u00a0Lien\u00a0pour\u00a0l&#8217;application<\/strong><\/a><\/p>\n<p>This page is available in Englsih<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>English Nota :\u00a0Veuillez prendre note que le pr\u00e9sent guide ne vise pas \u00e0 remplacer les conseils juridiques ni la repr\u00e9sentation par une avocate ou un avocat. 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